Si la plate-forme de micro-blogging est plus présente sur les campus qu'en 2009, beaucoup d'enseignants, et d'étudiants demeurent encore étrangers à l'envoi de ces courts messages.

Un tiers des enseignants utilise le site de micro-blogging aux Etats-Unis, rapporte Faculty Focus. La newsletter, spécialisée dans l'enseignement supérieur outre-Atlantique, a interrogé pour la seconde année consécutive près de mille quatre cents professeurs quant à leur usage de Twitter. L'an passé, ils n'étaient qu'un dixième, si l'on se rapporte aux précédentes conclusions. Soit une progression de 30,7 % par rapport à l’étude 2009. A titre de comparaison au niveau mondial, Twitter enregistrait en janvier 2010, 50 millions de tweets par jour, contre à peine 2,5 millions un an plus tôt. Sur les campus, Twitter est perçu en priorité comme "une source d’information en temps réel", et "un moyen de partager de l’information avec ses contacts".

Les messages textes devant les tweets

La plate-forme de micro-blogging est aussi considérée, dans une moindre mesure, comme "un canal pour communiquer avec ses étudiants". Mais dans une moindre mesure seulement, car aux dires de bien des enseignants, les étudiants sont encore extrêmement nombreux à ne pas utiliser Twitter. La raison invoquée ? "Ils préfèrent envoyer des textos", note un professeur interrogé par Faculty Focus. La dimension pédagogique de l’outil est également présente mais cette pratique demeure minorée par la faible proportion des étudiants présents sur Twitter. Autre frein au passage au micro-blogging, la multiplication des canaux de communication à l’ère du web 2.0.

Multiplication des canaux de communication

Une tendance nouvelle cette année, les enseignants estimant qu’ils disposent aujourd’hui de suffisamment de moyens de communication pour répondre aux questions de leur étudiants, sans pour autant avoir à en rajouter un nouveau. Enfin, il y a les presque 50 % restants - 47,9 % pour être exact contre 56,4 % en 2009 -, qui loin d’être intrigués et encore moins fascinés par le phénomène Twitter, restent en dehors du cercle. Et pour certains d’entre eux la condamnation est sans appel. Le site de micro-blogging serait "trop superficiel, trop instantané, et ne laisserait aucune place à la réflexion".