Avec plus de 5 millions de blogues hébergées par des services dédiées, ces pages personnelles interactives, régulièrement mises à jour, sont en augmentation de 131 % par rapport à l’année 2002 ...

Avec plus de 5 millions de blogues hébergées par des services dédiées, ces pages personnelles interactives, régulièrement mises à jour, sont en augmentation de 131 % par rapport à l’année 2002, selon la société Perseus Development. C’est toutefois cette question de « mise à jour » qui pose problème aux sociétés qui mesurent la fraîcheur du renouvellement de ces pages personnelles.

D’un côté, Perseus Development annonce que les deux tiers des blogues hébergés par des services dédiés ne sont pas mis à jour. De l’autre, la National Institute for Technology and Liberal Education (NITLE) donne des chiffres exactement inverses avec des blogues qui seraient actifs à 65 %. Pourquoi une telle différence ?

Premier point, la NITLE considère comme inactif un blogue qui n’a pas été régénéré en contenu depuis huit semaines, ce qui est un critère d’évaluation assez large. Mais c’est surtout le choix du panel qui fait la différence : alors que Perseus Development n’étudie que les blogues hébergés par des services dédiés tels Blog-City, BlogSpot, Pitas, TypePad, Weblogger ou Xanga… , la NITLE intègre aussi dans son panel les blogues indépendants.

Ces derniers requièrent non seulement une maîtrise de certains outils web, mais également entre 20 et 50 euros par an pour retenir un nom de domaine, et parfois même une capacité d’hébergement. C’est donc un investissement important, plus fort que les services clef en main proposés souvent gratuitement par les communautés de blondeurs, qui se rémunèrent sur l’affichage d’annonces ciblées. D’où l’envie des bloggueurs indépendants de rentabiliser leur investissement !

(Atelier groupe BNP Paribas – 09/10/2003)