Selon l'étude européenne réalisée par l'Ipsos pour le Cabinet Euro RSCG sur l'utilisation par les euroleaders du réseau Internet, et plus précisément sur leur vision du commerce électronique, le "e-...

Selon l'étude européenne réalisée par l'Ipsos pour le Cabinet Euro RSCG sur l'utilisation par les euroleaders du réseau Internet, et plus précisément sur leur vision du commerce électronique, le "e-trade" devrait dépasser le commerce traditionnel d'ici dix ans. Actuellement, quatre décideurs européens seulement sur dix disposent d'un accès à Internet pour leur activité professionnel et trois sur dix ont un accès dans leur foyer. Les disparités entre les pays concernés par l'étude sont toutefois considérables. Ainsi, en Grande-Bretagne, la moitié des personnes interrogées dispose d'un accès à la fois sur leur lieu de travail et à leur domicile. 49 % des leaders allemands sont connectés au travail et un tiers sont équipés à la maison. La France, l'Italie et l'Espagne arrivent en revanche loin derrière. Un tiers des leaders seulement est connecté sur son lieu de travail et moins d'une personne sur quatre dispose d'un accès Internet à son domicile. Six sur dix des personnes disposant d'au moins un accès Internet l'utilisent professionnellement plusieurs fois par semaine. Trois internautes sur dix "surfent" même pour leur travail plusieurs fois par jour. 14 % seulement de ceux qui en ont la possibilité n'utilisent jamais Internet. Les Italiens et les Espagnols sont les plus assidus de l'Internet "professionnel", tandis que les Français s'en servent moins souvent. 70 % des leaders britanniques et espagnols se connectent plusieurs fois par semaine à la maison. Les leaders français, allemands et italiens se connectent un peu plus rarement de chez eux. 94% des leaders utilisateurs d'Internet se connectent pour rechercher des informations, 93 % pour échanger des emails. Plus de trois personnes sur quatre utilisent également Internet pour échanger des fichiers. Un tiers des personnes connectées est intéressé par l'usage professionnel du commerce électronique. Un tiers également des sondés surfe à la maison à la recherche de produits ou de services. L'étude permet d'identifier un certain nombre de freins au développement du commerce via l'Internet. Ainsi 20 % des sondés estiment que l'entreprise proposant ses produits se heurte aux "problèmes de sécurité dans les transactions". Viennent ensuite le manque d'équipement des foyers (16 %) principalement en Espagne et en Italie, le prix du téléphone (12 %), la méconnaissance de l'offre (10 %). Toutefois, malgré ces freins, les euroleaders sont optimistes sur le potentiel de développement du commerce électronique. Ils y voient des avantages que ce soit pour l'entreprise ou pour le consommateur. Pour plus d'une personne sur quatre, l'intérêt principal pour l'entreprise est de toucher un public "mondial". Une personne sur cinq loue la rapidité des transactions. 12 % apprécient la suppression d'intermédiaires entre l'entreprise et son client. 76 % des leaders estiment que le fait de proposer et de vendre des biens et services sur Internet à un impact positif sur l'image de l'entreprise, sur son chiffre d'affaires (70 %), ses relations avec ses clients (70 %), ses distributeurs (58 %). Selon 22 % des euroleaders, le commerce électronique va, dans un premier temps, se développer dans le secteur des banques et des assurances. Viennent ensuite le tourisme (20 %), les produits informatiques (15 %), le domaine de la culture et du loisir (14 %), la grande distribution (9 %) et l'automobile (6 %). 48 % des euroleaders estiment que le commerce électronique sera majoritaire par rapport au commerce traditionnel d'ici dix ans, contre 41 % d'avis contraire. 61 % des euroleaders travaillent aujourd'hui dans une entreprise disposant déjà d'un site Internet et 55 % côtoient au travail une personne directement responsable d'Internet pour son entreprise. (Christine Weissrock - Atelier Paribas 31/01/2000)