Selon le rapport "Quel commerce demain ?" présenté en janvier par le Conseil économique et social (CES) les PME vont, grâce à Internet "bénéficier de la même audience que les grands groupes. Aucun p...

Selon le rapport "Quel commerce demain ?" présenté en janvier par le Conseil économique et social (CES) les PME vont, grâce à Internet "bénéficier de la même audience que les grands groupes. Aucun pas-de-porte n'est nécessaire et les investissements fixes ainsi que les frais de conception ou variables demeurent, pour l'instant, raisonnables. La remise à jour des catalogues ne nécessite aucun frais d'impression et le renouvellement des produits et des gammes s'en trouve donc facilité". Par ailleurs, les faibles risques de conflit avec les distributeurs constituent un autre avantage. A l'exception de quelques géants de la distribution spécialisée, comme la FNAC ou La Redoute, les poids lourds de la grande distribution n'ont toujours pas lancé de sites commerciaux sur Internet "les distributeurs français ne savent pas encore si Internet viendra en concurrence frontale avec les grandes surfaces ou s'il est un canal de distribution complémentaire". Les quelques expériences tentées par Carrefour ou Auchan ne se sont pas révélées concluantes. Tous deux affirment cependant "poursuivre la réflexion". Seul aujourd'hui, Telemarket peut se vanter de disposer d'un véritable supermarché virtuel. Dans la plus grande discrétion, Casino teste depuis le 24 décembre 1998 sur la région de Lyon un site Cestchezvous.com proposant près de 3 500 produits de grande consommation que l'internaute peut se faire à livrer à domicile pour 50 F, s'il achète pour au moins 400 F de marchandises. Ce service est également accessible par un centre d'appels. Casino dispose d'une base installée de 350 supermarchés formant un réseau idéal pour la livraison à domicile. De son côté, Promodès a également décidé de tester un magasin en ligne, via son enseigne de petits supermarchés urbains Shoppi. Toutefois, tôt ou tard, Internet verra arriver de grands groupes bénéficiant de ressources financières sans commune mesure avec les petites entreprises qui y règnent actuellement. Selon Jean-Baptiste Rudelle, consultant chez Roland Berger & Partners "ces géants bénéficieront de nombreux avantages, tels qu'une forte image de marque, leur bonne connaissance du client, leur potentiel de communication". Carrefour prévient "A un moment donné, il faudra qu'on y aille. Nous ne sommes pas pressé, mais nous avons l'ambition d'y être". (Le Monde - 05/02/1999)