Cet été, les Français ont édité leurs deux premiers DVD, le premier, une rétrospective du cinéma français, par les éditions Montparnasse est déjà en vente (Les Enfants de Lumière). Edité par Liris I...

Cet été, les Français ont édité leurs deux premiers DVD, le premier, une rétrospective du cinéma français, par les éditions Montparnasse est déjà en vente (Les Enfants de Lumière). Edité par Liris Interactive, le second, baptisé "Dévouvertes" offrira l'encyclopédie en 20 volumes Gallimard Larousse en septembre. Le stockage d'images et de sons, comme pour les CD-Roms est numérique, mais le DVD offre une capacité supérieure de 300 %. Comme l'explique PMS, une société parisienne souhaitant se spécialiser dans cette nouvelle technologie, "sur le DVD, c'est toujours numérique, mais c'est écrit plus petit". C'est pour cela que PMS utilise un laser bleu au lieu d'un laser rouge, le premier disposant d'une fréquence plus haute donc plus précise. De plus, le DVD comporte deux couches, il peut même aller jusqu'à quatre en double face. La première couche est semi-transparente, le rayon change simplement sa hauteur de lecture dès qu'il passer d'une couche à l'autre. Si le consommateur Français accepte de s'équiper d'un lecteur spécifique commercialisé aux alentours de 5 000 F actuellement, le DVD avec ses images et ses sons parfaits, son interactivité, sa possiblité de doubler un film en huit langues, a un bel avenir devant lui. En 2006, le marché mondial pourrait se monter, selon le cabinet Paul Kagan Associates, à 13 milliards de dollars. Il ne s'agira non seulement d'un mouvement de substitution de la cassette vidéo classique au DVD, mais également d'un accroissement global du marché de la vidéo. La seule faiblesse mise en évidence du DVD consiste en son incapacité à enregistrer un film à la télévision. Le bon vieux magnétoscope qui équipe 70 % des foyers en France, 85 % en Grande-Bretagne ne devrait donc pas trop souffir. (La Tribune - 05/08/1997)