Le secteur de l’e-publicité est en pleine expansion mais une étude du cabinet IDATE pointe la croissance plus lente du marché français.

En France, la publicité en ligne croît difficilement

Quand l’IDATE se penche sur le secteur de la publicité, un chiffre ressort tout particulièrement : 33 %. Il s’agit de la part du marché publicitaire que représentera la publicité en ligne d’ici quatre ans. Le marché mondial explose et atteindrait les 160 milliards d’euros en 2018 selon l’étude menée par Soichi Nakajima, consultant pour l’Idate.  Au sein de ce secteur, la publicité mobile connaît la plus forte croissance annuelle : + 50,1 % d’après l’enquête. Un boom qui s’explique par la monétisation de plus en plus forte sur les smartphones qui incite les publicitaires à se tourner vers le domaine.

En France en revanche, le marché de la publicité en ligne semble encore frileux. En 2014 il atteindrait les 2,6 milliards d’euros bien loin derrière les 6 milliards du Royaume-Uni et les 4,6 milliards de l’Allemagne. Pour Arhur Millet, président du Syndicat des régies internet, les annonceurs français “attendent que les technologies de ciblage et de mesure d'audience soient maîtrisées pour investir”. Ils veulent donc être sûrs de leur cible, ne pas se lancer sans connaître avec précision les éventuels consommateurs. Et quand ils se lancent dans la publicité mobile les outils utilisés sont ceux de l’internet fixe. Il n’y a pas encore d’adaptation réelle au support selon l’enquête de l’IDATE.

Les annonceurs privilégient ainsi le display soit la production de bannières et vidéos, la forme classique de la publicité. C’est le secteur qui connaît la plus forte croissance même si le search (le référencement payant dans les moteurs de recherche) représente un plus gros volume.

Dans les faits les annonceurs semblent se concentrer sur les réseaux sociaux : 35 % du marché français de la publicité en ligne en 2014. Un secteur plus sûr avec un public que l’on connaît donc, contrairement au mobile. D’autant que l’efficacité de la publicité sur Facebook serait avérée pour les PME même si beaucoup estiment encore que les recommandations sur les réseaux sociaux sont encore mal ciblées.

Les internautes apparaissent d’ailleurs de plus en plus méfiants vis à vis des publicités : les plus jeunes semblent vouloir plus d’intéractivité et certains envisagent même un web payant sans publicité. Les annonceurs doivent donc encore trouver des solutions et des outils propres au net qui puissent séduire les utilisateurs sans les rebuter.

Rédigé par Guillaume Scifo