Selon une enquête menée en juin 1997 par l’association de gestionnaires américains ICI auprès de ses adhérents, huit sur dix déclaraient avoir ouvert un site pour renforcer leur communication avec...

Selon une enquête menée en juin 1997 par l’association de gestionnaires américains ICI auprès de ses adhérents, huit sur dix déclaraient avoir ouvert un site pour renforcer leur communication avec les investisseurs présents ou futurs. Ce nouvel outil était perçu par 35 % d’entre eux seulement comme un canal de distribution complémentaire. Pour 3 %, c’était l’occasion d’offrir à leur clientèle l’opportunité de réaliser des opérations de souscriptions/rachats en ligne. Seuls 5 % environ mettaient cette facilité à la disposition de leur clientèle sur leur site, comme l’explique Sandy West, directeur de la recherche chez ICI “les premiers sites se sont construits sans autre souci que celui d’être présent sur un nouveau canal de communication, mais d’autres utilisations verront graduellement le jour avec l’évolution des réglementations”.

Confortant cette opinion, le britannique Autif (Association of Unit trusts and Investment Fund) va démarrer un projet pilote, au cours du second semestre 1999, autorisant les 7 500 conseillers indépendants aujourd’hui à acheter et vendre des unit trusts (fonds d’investissement) via Internet, en liaison avec ses 130 membres. Dans un premier temps, seul un nombre restreint de conseillers auront accès au programme, baptisé EMX (Electronic message Exchanger). Les coûts d’accès au système seront supportés par les sponsors fondateurs du programme. Les coûts de transaction devront être nettement inférieurs à ceux pratiqués dans le système actuel

Outre-Atlantique, le courtage en ligne connaît actuellement un véritable essor. Selon une enquête menée en juillet dernier par CyberDialogue, 32 % des 58 millions internautes américains déclarent gérer leurs investissements personnels en ligne. (L’Agefi 17/12/1998)