Selon Erica Rugullies, analyste au Giga Group, en charge des études sur le commerce électronique "l'e-commerce n'existe pas vraiment en Europe, alors qu'en Amérique du Nord on ne fait plus la dist...

Selon Erica Rugullies, analyste au Giga Group, en charge des études sur le commerce électronique "l'e-commerce n'existe pas vraiment en Europe, alors qu'en Amérique du Nord on ne fait plus la distinction avec les échanges commerciaux traditionnels". De nombreux facteurs liés à la grande disparité des pratiques commerciales dans les pays de la Communiqué européenne en sont responsables "l'avènement d'un commerce électronique européen est retardé par des différences culturelles, linguistiques et législatives. De plus, le niveau d'accès à l'Internet est très variable selon les pays". En effet, si 30 à 35 % des Suédois sont connectés à Internet sur leur lieu de travail ou à domicile, 2 % seulement des Portugais sont dans le même cas. Pour Erica Rugullies, "le commerce électronique se développe de façon radicalement différente en Europe par rapport aux Etats-Unis ou au Canada. Les temps d'adaptation des Européens aux technologies émergentes sont plus longs, d'une à deux années, qu'en Amérique du Nord". En revanche, alors qu'ils sont encore peu développés outre-Atlantique, certains aspects du commerce électronique sont déjà pris en compte en Europe, comme notamment les services bancaires en ligne (online banking), les cartes à puce (smartcards) pour l'authentication et le paiement et l'utilisation des téléphones portables comme canaux de distribution de services à valeur ajoutée. Ces portables seront employés pour créditer en ligne les cartes de paiement. Erica Rugullies affirme "l'un des secteurs du commerce électronique en pleine croissance est le business-to-business. Une de nos études confirme que les principaux acteurs de ce marché testent l'intégration de technologies avancées, telles que la 3D interactive et la vidéoconférence sur IP. Si les sociétés concernées y détectent une vraie valeur commerciale, il y a fort à parier que l'adoption de ces technologies sera très rapide". (01 Informatique - 21/05/1999)