une union sacrée pour développer la publicité sur Internet. Une réunion organisée par Procter, a rassemblé les plus gros annonceurs, les plus grandes agences de communication, les services en ligne ...

une union sacrée pour développer la publicité sur Internet. Une réunion organisée par Procter, a rassemblé les plus gros annonceurs, les plus grandes agences de communication, les services en ligne et les entreprises de technologie. Même si pour l’instant, chacun se montre prudent, aucun d’entre eux n’a mis en doute le potentiel de la e-publicité. Selon le groupe d’analyses Jupiter, les dépenses de publicité en ligne aux Etats-Unis devraient passer de 1,3 milliard de dollars cette année à plus de dix milliards d’ici à cinq ans. A la demande des annonceurs, Ipsos a récemment testé 80 publicités de toutes sortes. Selon son étude, il ressort que les modules complexes et riches en contenu procurent un taux de mémorisation de la marque de 46 à 63 % plus élevé que la simple bannière. Une page entière occupe un taux de mémorisation double de celui d’une bannière. Selon Denis Beausejour, vice-directeur de Procter & Gamble, “il est très difficile d’avoir une interaction significative du consommateur avec la marque par le biais de la bannière, car cela ne met pas à profit les capacités du medium”. Toutefois, les vendeurs de support ne se pressent pas pour adopter des modules sortant du cadre des huit bannières et boutons adoptés comme standard par l’IAB, association représentant surtout les agences et compagnies de technologies. Selon Rich Le Furgy, son directeur “les vendeurs d’espace ne veulent pas tuer la poule aux œufs d’or en aliénant le consommateur”, en particulier en lui imposant des délais de réception trop longs pour recevoir ces publicités du fait de la lenteur des connections Internet. Les membres de la réunion vont essayer de trouver des méthodes faisant passer le message “d’une façon plus large, plus percutante et peut-être plus intuitive que la bannière”. Pour Denis Beausejour “il y aura deux types d’agences publicitaires dans dix ans: les agences numériques et les agences dinosaures”. Alors que la moitié d’entre elles plaçait l’an passé des publicités en ligne, l’autre moitié envisage de suivre leur exemple d’ici à la fin de l’année. (Le Figaro - 27/08/1998)