commerce électronique. Quelques initiatives apparaissent cette année en France. Pour ces précurseurs, Internet devrait permettre d'attirer de nouveaux clients sur des marques associées "au chic pari...

commerce électronique. Quelques initiatives apparaissent cette année en France. Pour ces précurseurs, Internet devrait permettre d'attirer de nouveaux clients sur des marques associées "au chic parisien" mal distribuées sur le marché international. Le site Caroline B propose, depuis décembre 1996, de luxueux bas griffés Dior et Gerbe achetés pour 90 % par une clientèle américaine. Lancé le mois dernier, Paris Duty Free, veut devenir le premier catalogue mondial du luxe et de la mode sur Internet. 550 articles "made in France" sont ainsi proposés dans sa cyberboutique avec des prix inférieurs de 15 % à ceux pratiqués dans les boutiques. Réalisant 70 % de son chiffre d'affaires à l'export, Sonia Rykiel envisage de créer des modèles spécialement pour Internet qui ne concurrenceront pas les autres lignes. Cependant, craignant que le commerce électronique dénature leur image de marque et pertube les circuits traditionnels de distribution, la plupart des grandes marques françaises sont réservées. En présentant en 1996 dès le lendemain des défilés, ses collections haute Couture et Rive Gauche sur le magazine en ligne Fashion Live, Yves Saint-Laurent a fait un petit pas en avant, mais il n'est pas question, pour l'instant, de vendre en ligne. Certaines grandes maisons ne possèdent même pas de site Web de présentation. En septembre, Fashion Live, afin de promouvoir l'image de la création française sur Internet, ouvrira un site de vente électronique pour jeunes créateurs. (Supplément Télé-Radio-Multimédia - Le Monde - 16/06/1997)