L’actualité des nouvelles technologies est envahie, ces dernières semaines, par la musique en ligne. De nouveaux acteurs arrivent sur ce segment… L’absence d’interopérabilité entre les services...

L'actualité des nouvelles technologies est envahie, ces dernières semaines, par la musique en ligne. De nouveaux acteurs arrivent sur ce segment… L'absence d'interopérabilité entre les services d'achat de musique et les baladeurs est dénoncée par associations et consommateurs… Les colonnes juridiques des quotidiens commencent à égrener les premiers cas français de procès contre des utilisateurs de P2P…
Tout ce bruit autour de la musique en ligne est-il justifié ? Oui, parce que nous connaissons actuellement une phase de déploiement de ces nouveaux services. Non, parce que finalement, la musique en ligne ne pourrait être qu'une alternative de chiffre d'affaires pour l'industrie musicale.
La preuve : une très récente étude de Jupiter Research estime qu'en 2009, les consommateurs européens n'achèteront que pour 836 millions d'euros de titres sur Internet. Une broutille (8 %, exactement), pour un marché qui dans sa globalité devrait peser 10,2 milliards de dollars.
Conclusion de Jupiter Research : le CD est loin d'être enterré, contrairement à ce que nous annoncent les maisons de disque. Le cabinet estime d'ailleurs que le CD demeurera leader tant que le nombre de lecteurs CD dépassera le nombre de baladeurs numériques.
Sur la question de l'avenir de la musique payante en ligne, les avis divergent et il nous est difficile de nous faire une opinion. Pour mémoire, la société Forrester Research annonçait en août de toutes autres prévisions : le marché ouest-européen de la musique payante en ligne atteindrait selon cette source 3,5 milliards d'euros en 2009. C'est-à-dire 30 % du marché total de l'industrie musicale.
(Atelier groupe BNP Paribas – 29/09/2004)