Se transformer ou mourir, tel est le choix devant lequel se trouvent les revendeurs de biens culturels. Forrester donne quelques pistes...

Se transformer ou mourir, tel est le choix devant lequel se trouvent les revendeurs de biens culturels. Forrester donne quelques pistes.
 
Près de 2000 revendeurs de musique ont fait faillite ou fermé la porte durant les sept dernières années. Et les 4/5èmes restant devraient disparaître dans une période comprise entre trois et cinq ans. C'est le constat posé par le Forrester, qui propose quelques pistes. Celles-ci pourraient intéresser des entreprises en dehors de l'univers musical.
La première, se diversifier. Le cabinet d'analystes encourage à aller plus loin que la production de t-shirts siglés. Selon lui, les revendeurs de biens culturels doivent mêler la vente classique non seulement à celle sur points de vente en self service (kiosques), mais aussi à celle en ligne.
 
Explorer toutes les techniques de vente
 
Dans l'idéal, la réussite de la fidélisation des clients demanderait même d'avoir une stratégie "multicanaux", mixant magasins en dur, e-commerce, centres d'appels et kiosques. Autre piste: transformer le point de vente en un endroit à visiter en lui-même. Et de citer des marques comme Starbucks ou Nike qui ne se contentent pas de vendre leurs produits dans leurs espaces. Une voie à suivre est l'inévitable marché de niche. Quoi de plus facile que de trouver une vedette du moment sur Internet, et quoi de plus difficile de trouver des anciens musiciens enregistrés sur d'anciens supports.
 
S'adresser aux musiciens et à ceux qui les écoutent
 
Enfin, la dernière solution avancée par l'analyste Victoria Bracewell Lewis est de proposer des services aux musiciens eux-mêmes en plus de ceux commercialisés aux amateurs de musique. Toutes ces pistes à explorer seront de toute façon plus efficaces que les comportements adoptés par de nombreux revendeurs. Et l'analyste de citer : "faire l'autruche, réduire l'espace alloué à la musique ou se mettre au tout numérique en ignorant totalement les efforts que cela suppose".
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 21/08/2007)