et étrangers. Concevant et hébergeant des sites Web pour les entreprises, la société Integra, créée en 1996, vient d’obtenir 46 millions de F de fonds d’investissement français et étrangers. Croiss...

et étrangers. Concevant et hébergeant des sites Web pour les entreprises, la société Integra, créée en 1996, vient d’obtenir 46 millions de F de fonds d’investissement français et étrangers. Croissance Discovery (Banque Rothschild), Euro-développement (CIC), le singapourien Vertex et l’américain CW Venture sont venus rejoindre Innovacom (le fonds de France Télécom) et CDC Innovation déjà présents au capital. Pour le compte des entreprises, Integra veut opérer leurs sites marchands en assurant un service continu intégrant les technologies dernier cri en matière de commerce électronique. Grâce à cette nouvelle offre de services lancée en mai dernier, Integra revendique déjà la gestion de 10 % de sites de commerce électronique en France. De 120 en 1997, ceux-ci devraient passer à 800 cette année. La plate-forme de commerce électronique d’Integra relie Internet, porte d’entrée de l’acheteur, aux réseaux des cartes bancaires, des organisations de certification ainsi qu’au réseau de l’entreprise commerçante et à ses fournisseurs logistiques. Ne se rémunérant pas avec un pourcentage sur les transactions effectuées, Integra perçoit un loyer mensuel. Selon Philippe Guglielmetti, son PDG, le volume des transactions effectuées sur la plate-forme qui héberge une trentaine de sites marchands est de 500 000 F à ce jour “il y a encore une barre psychologique de chiffre d’affaires à franchir sur Internet pour que les entreprises y aillent vraiment. Elle est de 1,5 million de F, car c’est le minimum attendu d’un point de vente en ville”. Après avoir perdu jusqu'à présent 12 millions de F, Integra a réalisé en 1997 un chiffre d’affaires de 11 millions et table cette année sur 23 millions. Tout en développant un réseau d’apporteurs d’affaires avec les agences de communication et de design, Integra a conclu des accords de partenariat technologiques avec IBM, Uunet, Microsoft, Kleline (Paribas), Intershop et Cetelem (Paribas). Pour l’instant, selon IDC, le commerce électronique en France ne représente que 3 % du marché européen, contre 13,5 % pour l’Allemagne, 11,5 % pour la Grande-Bretagne et 15 % pour la Suède. Integra espère gérer dès l’an prochain 25 % des sites marchands français et 7 % du marché européen en 2003. Cet apport d’argent va lui permettre d’accélérer son développement via des acquisitions en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Pour avoir “davantage de visibilité et pouvoir procéder à des acquisitions par échanges de titres”, Integra veut s’introduire au nouveau marché au premier semestre 1999 en émettant 10 % d’actions nouvelles. (Les Echos - 29/09/1998)