L'utilisation d'Internet ne saurait expliquer des comportements "négatifs" chez les jeunes. C'est ce qu'il ressort d'une étude menée sur un échantillon représentatif des adolescents en Nouvelle-Zélande...

L'utilisation d'Internet ne saurait expliquer des comportements "négatifs" chez les jeunes. C'est ce qu'il ressort d'une étude menée sur un échantillon représentatif des adolescents en Nouvelle-Zélande.
 
Une étude menée sur un panel d'adolescents néo-zélandais a démontré que les comportements dits "négatifs" chez les jeunes ne pouvaient pas être systématiquement attribués à l'utilisation d'Internet. Réalisée auprès de plus de deux mille personnes âgées de 10 à 15 ans, le projet Youth Connectedness, mené par le centre Roy MacKenzie, s'intéresse aux différentes sphères dans lesquelles évoluent ces adolescents. Interrogés sur la famille, l'école, les rapports aux autres jeunes et bien sûr, les nouvelles technologies, les deux tiers des mineurs adeptes de l'Internet ne présenteraient donc aucun signe de "mauvais" comportements.
 
L'influence d'Internet sur les comportements
 
A savoir des tendances à se battre, des conflits familiaux, des influences "négatives" exercées entre jeunes etc. L'étude s'est également intéressée à un sous-groupe : les jeunes entretenant des amitiés en ligne. Et là, il ressort que près de la moitié d'entre eux feraient parti du groupe "à risque", c'est-à-dire susceptible d'avoir un mauvais comportement. Alors que seul un quart des sondés n'ayant pas d'amis internautes et un tiers des sondés n'utilisant pas du tout le web entrent dans cette catégorie. Pour expliquer cette différence, les auteurs de l'étude avancent que certains jeunes communiquent avec des correspondants sur Internet pour faire passer leur stress. Et ce, sans grandes conséquences sur leur comportement.
 
Des relations online plus importantes avec l'âge
 
En revanche d'autres se consacreraient de façon abusive à ces relations virtuelles, avec pour conséquence l'émergence de conflits familiaux. Dans le cas le plus extrême, certains jeunes seraient encouragés à développer de l'agressivité du fait de mauvaises influences issues du web, estime le docteur Kleeb. Les chiffres sont d'autant plus éloquents qu'une majorité des jeunes concernés par cette étude ont déclaré utiliser Internet durant leur temps de loisirs. Plus des deux tiers d'entre eux surfent ainsi régulièrement sur la toile. Parmi eux, l'enquête relève que la prévalence de relations entretenues via le web s'accroît avec l'âge. Les adolescents de 14 à 15 ans seraient presque un sur deux à entretenir une ou des "relations amicales numériques", tandis que les 10-11 ans seraient moins d'un tiers à le faire.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 20/08/2007)