D’un côté les baladeurs numériques. De l’autre les services payants de musique en ligne. Dans chaque catégorie, les acteurs de la musique en ligne se sont placés, en développant chacun leur...

D’un côté les baladeurs numériques. De l’autre les services payants de musique en ligne. Dans chaque catégorie, les acteurs de la musique en ligne se sont placés, en développant chacun leur service sur Internet et en commercialisant chacun leur baladeur numérique compatible. Une situation qui ne plaît pas vraiment à l’UFC-Que choisir, l’association de défense des consommateurs, qui vient de publier un avertissement à l’intention du public : « l’incompatibilité est presque totale entre les baladeurs et la musique téléchargée (…) Le consommateur doit savoir qu’en achetant un baladeur numérique, il se retrouve pieds et poings liés avec un marchand de musique en ligne qu’il n’a pas choisi ». Cette critique fait suite à une enquête de l’association, qui a testé 11 baladeurs numériques et 6 plates-formes de vente de musique en ligne. Les bonnets d’âne reviennent visiblement à Apple et Sony, qui ont créé « leurs propres formats de fichiers audio protégés, en même temps que les baladeurs numériques idoines (l'iPod d'Apple et la gamme Net WM pour Sony). Dans ce système, la musique en ligne n'est qu'un produit exclusivement destiné à faciliter la vente de baladeurs ».La note de l’UFC n’est pas tellement meilleure en ce qui concerne les autres sites de téléchargement (OD2, Virgin Mega, Fnac, etc.) qui même s’ils ne sont liés avec aucun fabricant de matériel ont choisi le format Media Audio de Microsoft : « Télécharger légalement de la musique à partir de n'importe quelle plate-forme musicale pour la transférer vers n'importe quel baladeur numérique du marché reste donc une illusion. »(Atelier groupe BNP Paribas – 24/09/2004)