La plate-forme P2P (peer-to-peer) de télévision sur Internet Joost, ex-Venice Project, vient de signer son premier partenariat d'envergure avec le groupe américain de médias Viacom qui possède...

La plate-forme P2P (peer-to-peer) de télévision sur Internet Joost, ex-Venice Project, vient de signer son premier partenariat d'envergure avec le groupe américain de médias Viacom qui possède des chaînes de TV comme MTV Networks, Comedy Central ou Nickelodeon et des studios de cinémas comme la Paramount ou Dreamworks. Les conditions financières n'ont pas encore été révélées.

Développé actuellement en version bêta et disponible sur invitation, Joost pourra, grâce à cet accord, diffuser sur sa plate-forme des centaines d'heures de programmes issus principalement de la chaîne MTV Networks et des studios Paramount.
 
"Nous sommes très contents de travailler avec Joost et nous ne pourrions pas être plus fiers d'être un partenaire clé dans le lancement de la prochaine génération de technologie de diffusion vidéo", s'est enthousiasmé Philippe Dauman, président et CEO de Viacom.
 
Pour arriver à conclure un tel accord, Joost a su mettre en avant un de ses principaux atouts: le respect du droit d'auteur. En effet, la plate-forme de diffusion de vidéos en P2P ne met en ligne que des contenus provenant de ses partenaires et non pas des internautes qui pourraient mettre sur le réseau des vidéos sans l'accord des ayants droit. De plus, les contenus proposés par Joost seront protégés par un système anti-copie.
 
Joost se démarque ainsi clairement de YouTube, un de ses principaux concurrents. En effet, celui-ci vient de mettre en place un système de filtrage pour repérer les vidéos protégées par le droit d'auteur qui circulent sur sa plate-forme mais qui n'est proposé qu'aux sociétés qui ont accepté de fournir légalement du contenu à YouTube. Et en février dernier, Viacom avait demandé à YouTube de retirer 100 000 vidéos pirates mises en ligne sans son autorisation tout en refusant de signer le moindre accord avec lui.
 
Joost arrivera-t-il donc à séduire des producteurs, des chaînes de télévision et des studios de cinéma qui n'ont pas accepté de signer avec YouTube?
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 22/02/2007)