Avec une plus forte intégration de techniques de Deep Learning, IBM a mis à jour son ordinateur super puissant Watson. L’entreprise compte sur une combinaison de différentes approches pour améliorer l’intelligence artificielle de son produit.

Mis à jour, Watson d’IBM étend ses possibles applications commerciales

Le programme intelligent Watson a beaucoup fait parler de lui ces dernières années, notamment grâce à la victoire en 2011 de l’ordinateur au Jeopardy, célèbre jeu télévisé américain. Aussi, dans le domaine de la santé, Watson a commencé à faire ses preuves : l’ordinateur est capable de formuler des hypothèses scientifiques pouvant aider à l’obtention de nouveaux remèdes et accélérant considérablement la recherche. Watson est en fait la combinaison de deux domaines de l’intelligence artificielle : compréhension du langage naturel et analyse statistique de texte.

 

Aujourd’hui, IBM a effectué une mise à jour l’ordinateur en y ajoutant la célèbre technique d’intelligence artificielle nommée Deep Learning, technique visant à apprendre à la machine à modéliser des données abstraites, pour son application commerciale. IBM estime d’ailleurs réaliser un chiffre d’affaires de 20 milliards de dollars d’ici à 2017 avec Watson et autres initiatives relatives au big data.

Un effort pour commercialiser Watson

Afin de commercialiser son ordinateur surpuissant, IBM travaille à l’ajout de nouvelles fonctionnalités, disponibles pour les développeurs via différentes API stockées dans le cloud. Cette mise à jour récente concerne notamment l’ajout de trois fonctionnalités basées sur le Deep Learning : la traduction, synthèse vocale (créer de la parole artificielle avec n’importe quel texte) et reconnaissance de la voix. Combinée à l’analyse d’immense bases de données de texte, cela permettrait par exemple de pouvoir effectuer des recherches dans ce types de bases seulement grâce au son de la voix et à un langage naturel.

Le Deep Learning est devenu un des domaines de l’intelligence artificielle les plus étudiés par les géants du web. À ce titre, Facebook a d’ailleurs récemment ouvert son centre de recherche sur l’intelligence artificielle à Paris avec à sa tête Yann Lecun. Tous veulent développer l’aspect commercial de ce type de technologie. Cependant, cette technologie seule doit être combinée à d’autres disciplines pour être efficace et sûre. Pour Jerome Pesenti, membre de l’équipe de Watson, il est possible d’imaginer « un service bancaire qui traiterait les problèmes de l’utilisateur en temps réel via la voix sur son smartphone grâce à un programme automatique intelligent ». Mais pour cela, il faut « combiner plusieurs disciplines » souligne-t-il. Cette approche, dite multimodale, serait donc la clé pour le succès de ce genre de service au niveau technologique et commercial, et donc la stratégie d’IBM pour développer son produit.

Rédigé par Arthur de Villemandy