Le groupe britannique, installé depuis 1851 au cœur de la City, a présenté mercredi ses nouveaux produits destinés aux bouquets de télévision numérique et aux sites “portails”. Ses fameux terminaux...

Le groupe britannique, installé depuis 1851 au cœur de la City, a présenté mercredi ses nouveaux produits destinés aux bouquets de télévision numérique et aux sites “portails”. Ses fameux terminaux informatiques délivrent, depuis les années 70, des dépêches, graphiques, cours de Bourse et services transactionnels, à près de 57 000 clients dans le monde. En 1985, l’agence se diversifie dans l’audiovisuel et rachète l’agence Visnews. Reuters Television compte aujourd’hui 290 chaînes clientes dans 93 pays. Avec Internet, Reuters est devenu le premier fournisseur de “news” sur le Web avec près de 170 sites clients dont les plus visités: Yahoo! et Infoseek. Aujourd’hui, comme l’explique Mark Wood, son rédacteur en chef “nous avons décidé de marier textes, chiffres, graphiques, sujets vidéo et animations multimédia pour lancer le premier service d’information à la demande conçu pour l’ère numérique. Il s’agit d’un nouveau média interactif alliant les qualités de l’écrit, du son et de l’image”. Ce nouveau service, baptisé “NewsBreaker”, diffusé en numérique par satellite en cinq langues, visant la clientèle des nouvelles chaînes thématiques, sera disponible début 1999. La chaîne abonnée à NewsBreaker aura ainsi accès à l’intégralité des reportages de Reuters TV, au fil des dépêches de l’agence, à ses photos et infographies, le tout sur un simple écran d’ordinateur. Hong Kong Telecom est le premier a avoir adopté NewsBreaker pour son futur bouquet de chaînes de télévision par satellite. Par ailleurs, Reuters vient de lancer aux Etats-Unis, Planet Reuters, un service similaire destiné aux opérateurs de sites Web sur Internet. Yahoo! et Microsoft sont déjà clients. Peter Job, le PDG de Reuters ne cache pas ses ambitions “notre objectif est simple .. Nous voulons dominer le marché de l’information multimédia sous toutes ses formes”.

Pour Reuters qui ne réalise plus que 7 % de son chiffre d’affaires auprès des médias traditionnels (contre 64 % dans les services financiers et 29 % dans les produits transactionnels) Internet et la TV numérique sont un nouveau relais de croissance. (Les Echos 23/10/1998)