par Bruxelles. Réunis hier à Bruxelles, les 19 commissaires européens se sont, à l'unanimité, rangés aux arguments de Karel Van Miert pour rejeter l'alliance projetée entre Bertelsmann, Kirch, Prem...

par Bruxelles. Réunis hier à Bruxelles, les 19 commissaires européens se sont, à l'unanimité, rangés aux arguments de Karel Van Miert pour rejeter l'alliance projetée entre Bertelsmann, Kirch, Premiere, Deutsche Télékom. Au cours d'une conférence de presse, Karel Van Miert a expliqué "j'ai fait une dernière tentative mardi en présentant, et c'est inhabituel, une proposition permettant de trouver une solution. Elle a immédiatement été acceptée par M. Kirch, mais refusée par Bertelsmann. Nous avons envisagé de laisser un délai supplémentaire de vingt-quatre heures aux parties pour se prononcer. Mais ce matin, la direction de Bertelsmann a confirmé son refus pendant la réunion de la Commission. Il n'y avait donc plus d'autre issue que d'interdire cette alliance". Plusieurs concessions avait été acceptées par Karel Van Miert pour obtenir l'accord de Bertelsmann. Non seulement, ce bouquet aurait pu seulement être proposé sur le câble et pas par satellite, mais le commissaire garantissait aussi à Kirch-Bertelsmann que seuls les câblo-opérateurs régionaux pourraient commercialiser ce bouquet, les opérateurs faisant du pay-per-view ne devant pas proposer de ventes liées à leurs abonnés. Tout en notant que la détermination de Bertelsmann "a tuer l'accord", le commissaire admettait hier "tout cela a été refusé par Bertelsmann. Il n'y avait plus de marge de manoeuvre". (La Tribune - Les Echos - L'Agefi - Le Figaro - Libération - la lettre de l'audiovisuel - 28/05/1998)