Lancés sur le marché il y a trois ans, les CD multimédias semblent confirmer leur place en France. Les ventes sont passées de 2,2 millions en 1995 à 6,7 millions en 1996. Liées semble-t-il aux fluct...

Lancés sur le marché il y a trois ans, les CD multimédias semblent confirmer leur place en France. Les ventes sont passées de 2,2 millions en 1995 à 6,7 millions en 1996. Liées semble-t-il aux fluctuations saisonnières, alors qu'au premier trimestre de cette année, les ventes avaient grimpé de 70 %, elles n'ont progressé que de 30 % au deuxième trimestre. Comme l'explique Olivier Cadou, responsable du département multimédia d'Electre "les ventes commencent leur progression du 15 août jusqu'à février, puis à partir de cette date, la chute se précipite jusqu'au 15 août suivant". Les CD-Rom, les CD pour consoles de jeux et les CD vidéo se vendent, en revanche, à des rythmes relativement différents. Le CD-Rom bien qu'ayant doublé ses ventes en deux ans, n'a pas conquis le consommateur. Son prix élevé de 300 F, les faiblesses dans la distribution du produit et une offre qui explose tout en étant de qualité très inégale expliquent en partie ce désintérêt. Sur 2 200 nouveaux titres apparus en 1996, toutes catégories de CD multimédias confondus, plus de 1 500 concernent le secteur des CD-Rom, alors que seuls quelques titres dominent le marché. De plus, les Français sont sous-équipés en matière d'ordinateurs domestiques et de lecteurs de CD-Rom, mais çà on le savait déjà "Moins de deux millions de personnes possèdent l'équipement nécessaire en ce début d'année". Les CD pour consoles de jeux sont en revanche les grands gagnants. Selon l'étude d'Electre, 3,3 millions de jeux sur CD se sont vendus en 1996 contre 3,2 millions de CD-Rom. Dominé au départ par deux marques, le marché a rapidement basculé en faveur de la console de Sony, la PlayStation. Par rapport à l'an passé, Sony a multiplié par quatre les ventes de ses consoles et fêtera, en septembre, son millionième exemplaire vendu. Le CD-vidéo qui permet de visionner des films sur ordinateur est, quant à lui, un secteur qui reste marginal. Le magasin Virgin qui a arrêté les ventes en attendant la sortie du nouveau support DVD vidéo explique "Il est cher et la qualité de l'image est mauvaise". (Les Echos - 14/08/1997)