numériques ou des identifiants empêchant l'usage non autorisé d'une copie constituent le moyen le plus sûr pour contrôler la diffusion d'une oeuvre sur Internet. Regroupées au sein de la Cisac (con...

numériques ou des identifiants empêchant l'usage non autorisé d'une copie constituent le moyen le plus sûr pour contrôler la diffusion d'une oeuvre sur Internet. Regroupées au sein de la Cisac (confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs), la Sacem et 164 de ses homologues viennent de se lancer dans un grand programme de mise en réseau de leurs banques de données afin d'harmoniser les systèmes d'identification des oeuvres et en surveiller la diffusion. La Cisac gère annuellement cinq milliards de dollars de droits d'auteurs. L'objectif de WorksNet, le réseau de la Cisac est de tatouer les documents par "filigrane numérique" (modification d'une infime partie du fichier binaire) pour les suivre sur les réseaux câblés de télévision, les chaînes par satellite ou les services en ligne. Tous les catalogues des sociétés membres de la Cisac doivent être numérisés, chaque oeuvre recevra son identifiant (une norme ISO est en préparation). L'Isan pour l'audiovisuel, l'ISWX pour la musique, deux systèmes de classification sont déjà bien avancés et comme l'indique Dominique Gonthier, coordinateur d'un programme de recherche de la Commission européenne "l'objectif final est de pouvoir insérer ce marquage dès le montage du film". Déjà sur le marché, une bonne dizaine de systèmes sont apparus. Que ce soit entre autres le logiciel PictureMarc de Digimarc destiné à protéger les images, en passant par le système de tatouage visible, FBIpro, créé par la société High Water, ou bien encore, du côté du son, Audiosoft, package de logiciels destinés à maîtriser la copie musicale, proposé par la société Eurodat. Dans un même processus, à l'étape suivante, la livraison chiffrée des documents et leur paiement seront intégrés, déjà des logiciels apparaissent "A terme, il est clair qu'il faudra intégrer le tatouage avec le paiement". Dans quelques années, les caméras pourront tatouer en direct les films, des outils de surveillance iront scruter les chaînes par satellite et les réseaux câblées pour rechercher la copie non autorisée. (L'Expansion - 12-25/06/1997 - Planète Internet - Juin 1997