Pour les professionnels de la publicité en ligne, la progression en volume du spam et la lassitude des utilisateurs face à ce phénomène peut laisser penser que l’avenir de l’e-mail marketing est...

Pour les professionnels de la publicité en ligne, la progression en volume du spam et la lassitude des utilisateurs face à ce phénomène peut laisser penser que l’avenir de l’e-mail marketing est assez menacé. Finalement, la baisse du succès des campagnes par courrier électronique est avéré, mais dans des proportions moindres que celles entrevues par les analystes. Les taux de clics générés par l’envoi de courriers électroniques publicitaires est resté à peu près stable entre les premiers trimestres 2003 et 2004, et n’a finalement décliné que de 5,6 %, s’affichant en ce début d’année à 8,4 % contre 8,9 % au premier trimestre 2003. Cependant, le taux de clic et son évolution varient énormément selon le secteur d’activité des annonceurs et les produits que les e-mails publicitaires promeuvent. Ainsi, les biens de consommation enregistrent une baisse très importante du taux de clic généré par leurs annonces électroniques : celui-ci passe de 14 % à 8,5 % en un an. Les voyages (de 8,4 à 8,3 %), les offres de services aux professionnels (de 7,9 à 6,7 %) et les services aux particuliers (8,6 à 9,3 %) affichent des évolutions assez minimes. En revanche, le secteur financier et les offres qui lui sont associées enregistrent une forte hausse de leur taux de clic, qui passe de 11,8 % à 7,8 % en un an. Surprenant, lorsque l’on sait que le spam à caractère financier (crédits, prêts, investissements, ouvertures de compte, etc.) représentait déjà en décembre 2003 17 % de la masse des courriers indésirables adressés aux internautes. Ce qui les plaçait alors derrière les spams concernant les biens et services de consommation mais devant les spams réservés au public « adulte » ! (voir article du 09.12.2003). Malgré ce soutien des e-mails à caractère financier, le chiffre d’affaires généré par courrier électronique envoyé est de plus en plus faible aux Etats-Unis. Entre le dernier trimestre 2003 et le premier trimestre 2004, il a encore perdu trois cents, passant de 0,26 à 0,23 dollar. Si l’on remonte un peu plus dans le temps, ce déclin est encore plus flagrant : en moyenne, une entreprise gagnait 0,30 dollar par e-mail publicitaire envoyé au second trimestre 2003… (Atelier groupe BNP Paribas - 03/06/2004)