L’holographie donne corps aux assistants virtuels : une aubaine pour les marques ?

L’hologramme, cet assistant virtuel qui dope les ventes

La voix des assistants virtuels a bien du mal à convaincre. Son manque d’incarnation qui déshumanise la communication homme-machine ne l’y aide pas. L’holographie, cette technique de projection d’image digitale, pourrait donner un semblant de « chair », ou de pixels aux assistants virtuels standard. C’est ce qui s’est déroulé, l’an dernier, sur le sol japonais. Là bas, un assistant virtuel holographique avait vu le jour et portait le nom d’Azuma Hikari. Parmi ses fonctionnalités: réveil, rappel de l’agenda, météo, accueil, communication, gestion la consommation d’eau et électricité.

Le mois dernier Mattel a suivi l’exemple japonais pour développer l’hologramme de l’un d’un de ses produits phares : la poupée Barbie. En somme, cette dernière rassemble les mêmes fonctionnalités que celles d’Azuma Hikari, si ce n’est qu’elle ajoute une part de rêve et de ludisme.  De cette anecdote enfantine, un triple constat peut être établi : l’accentuation de la tendance du développement d’assistants virtuels sous la forme de l’hologramme, l’augmentation de 7% des ventes, jadis en berne, des traditionnelles poupées Barbie aux Etats-Unis, ainsi que le désir exaucé du marketing qui redore son image de marque en incarnant le progrès technique et l’intelligence artificielle. Seule zone d’ombre : penser à protéger la jeunesse dans la collecte et l’exploitation des données.

Rédigé par Laura Frémy
Journaliste