Les entreprises doivent jouer avec le fait que les personnes se rassemblent en fonction de leurs goûts et points de vue sur les réseaux, sans perdre leur individualité.

L'homophilie facilite le ciblage de ses clients sur les sites collaboratifs

Sur les réseaux sociaux comme dans le monde réel, le concept d'homophilie favorise le rassemblement dans des groupes d'individus dont les goûts sont similaires et qui ont des points de vue communs. Une étude menée par l’Ecole Normale Supérieur (ENS) de Lyon et l’Institut National des Etudes Démographiques (INED) s’intéresse à ce concept pour montrer que, au delà de la création de groupes, celui-ci joue un rôle important dans les interactions et la diffusion d’idées sur les sites collaboratifs. Un concept que ne doivent pas négliger les entreprises, pour affiner leurs moyens de cibler leurs prospects. "Si les gens qui interagissent se ressemblent, les marques peuvent délivrer un message unique, elles peuvent ainsi cibler une catégorie de personnes qui les intéresse en particulier", confirme ainsi à L'Atelier Axel Peyrière, directeur associé d'Edolone.

Ecouter ses clients potentiels

Et d'ajouter : "si une entreprise propose des services pour les jeunes parents et les bébés, elle intégrera alors entre autres des groupes de jeunes mamans, ou encore de jeunes mariés pour les attirer vers ses propres pages".L’objectif est donc d’aller toucher plusieurs groupes qui parlent d’un même sujet. De plus, comme le souligne le rapport de recherche, l’ensemble de ces groupes ne sont pas indépendants : ils vont interagir. On peut donc imaginer que cela permettra de faire émerger un certain nombre de problématiques et de points de vue que la marque pourra utiliser pour améliorer ses produits et ses services.

Avoir plus de visibilité

"Aujourd’hui le moindre message émis sur un réseau social à tout de suite beaucoup plus de portée", insiste Axel Peyrière. Il va sans dire que le passage par les réseaux sociaux est important à la fois pour les grandes entreprises et les PME, autant que pour leur propre site internet. Notamment parce que pour un coût peu élevé, la base de prospects est importante. "Il faut donc être présent sur au moins un média social pour laisser moins de place aux concurrents". Enfin, d’après l’étude, le groupe répond à un besoin d’intégration. "La marque doit donc s’en servir pour déceler ainsi les relais d’intégration qu’elle peut mettre en place pour bâtir son propre message", conclut Axel Peyrière.