La loi Tasca du 20 janvier 1992 a confié officiellement à l’INA “le dépôt légal de la radio-télévision”. Le dépôt légal ne s’appliquait jusqu'à cette loi qu’aux documents écrits. Comme l’explique le...

La loi Tasca du 20 janvier 1992 a confié officiellement à l’INA “le dépôt légal de la radio-télévision”. Le dépôt légal ne s’appliquait jusqu'à cette loi qu’aux documents écrits. Comme l’explique le PDG de l’INA, Jean-Pierre Teyssier “notre ambition est précisément d’offrir à l’audiovisuel les mêmes conditions d’archivage et de consultation que celles dont bénéficie l’écrit”. Cette nouvelle “Inathèque” est installée sur deux niveaux et 2 500 m2 en rez-de-jardin de la Grande Bibliothèque. Les étudiants, chercheurs et professionnels y auront un accès réservé à plus de 500 000 heures d’archives télévisuelles et sonores (au total 400 000 heures de télévision et 130 000 heures de radio collectées depuis 1986 et numérisées depuis 1995). En attendant la finalisation entre l’INA et les sociétés d’auteurs d’accords spécifiques, les oeuvres antérieures à 1986 ne sont pas encore offertes à la consultation publique. Le fonds autorisé comprend une bonne partie des programmes de TF1, France 2, France 3, Canal +, La Cinquième, Arte et M6 (17 000 heures par an sur 50 000 diffusées) et des programmes de Radio France (23 000 heures sur 40 000). Le centre de consultation d’Inathèque est équipé de 63 stations de travail multimédias. Ces SLAV (stations de lecture audiovisuelle) vont permettre de consulter une base de données comprenant 2 millions de références, puis de visionner, enregistrer et annoter les documents choisis grâce au logiciel Mediscope développé par l’INA. Des “isoloirs”, sortes de boxes de projection individuels, ont été installés pour plus de confort. L’INA a aussi ouvert un site Internet (http://www.ina.fr) qui permettra d’accéder par mot clefs à une base de données recensant 900 000 notices du dépôt légal. L’Inathèque, service public gratuit, bénéficiera en 1998 d’un budget de 68 millions de F et en 1999 de 90 millions de F, qui devrait être reconduit d’année en année. (Les Echos - 06/10/1998)