L'industrie du divertissement tente de convaincre les députés européens de modifier la directive européenne sur la conservation de données pour l'aider à poursuivre les pirates dans l'Union...

L'industrie du divertissement tente de convaincre les députés européens de modifier la directive européenne sur la conservation de données pour l'aider à poursuivre les pirates dans l'Union Européenne (UE). Le Creative and Media Business Alliance (CMBA) qui regroupe Sony BMG, Disnet, EMI, IFPI, MPA et Universal Music International, une association informelle de représentants de l'industrie du divertissement, souhaite avoir accès aux données personnelles conservées pour identifier les pirates et les poursuivre.

Or, aujourd'hui, cette directive n'autorise l'accès aux données conservées uniquement aux services de police pour lutter contre le terrorisme et la criminalité. Le CMBA a adressé une lettre aux députés européens leur demandant "leur soutien pour permettre que les données soient un instrument efficace dans la lutte contre le piratage".

Pour le CMBA, la directive européenne ne devrait pas s'en tenir aux infractions "sérieuses" comme les crimes ou le terrorisme. "L'industrie est en train de détourner cette législation, pour rattraper un modèle économique défaillant", confie Suw Charman, fondatrice de l'association britannique Open rights Group, au Register . Elle dénonce cette volonté de faire passer "une législation qui autorise l'industrie du divertissement à poursuivre ses propres clients".

(Atelier groupe BNP Paribas - 28/11/05)