Webreep, une technologie de feedback pour sites Internet, propose une alternative aux sondages et pop up traditionnels pour obtenir des commentaires de la part des clients, en se servant de réflexes de survie conditionnés.

L'instinct de survie peut être utile au marketing

En utilisant notre instinct de survie face aux prédateurs, il serait possible d'améliorer la loyauté des consommateurs d'un site. C'est en partant de ce principe que des chercheurs de l'université de Melbourne ont inventé Webreep, un outil de feedback pour les utilisateurs qui tire parti de ces mécanismes naturels afin de pousser les consommateurs à commenter ou noter une page internet. En effet, le cerveau humain est programmé pour repérer les mouvements à la périphérie du regard et à focaliser toute son attention dessus dans un réflexe instinctif pour se protéger d'éventuelles menaces. "Nous avons trouvé un moyen de manipuler ce mécanisme presque animal pour récupérer des données de la part de nos clients sans qu'ils se sentent gênés", explique Brent Coker, créateur de Webreep. Ceci afin de s'éloigner des modèles habituels de sondage et de pop up, considérés comme étant intrusifs par les fondateurs du système.

Capter volontairement l'attention du client

Webreep se présente donc sous la forme d'un bouton discret sur le côté de la page Internet qui rebondit une seule fois. L'attention de l'utilisateur se décale ainsi plus ou moins volontairement de son but initial (trouver un renseignement, un article...) jusqu'au formulaire de feedback qui se déroule par un simple clic. Le logiciel est intégralement paramétrable, permettant au consommateur de noter différentes caractéristiques du site (simplicité, rapidité, qualité du contenu, design...). "Notre outil a l'air extrêmement basique dans sa conception mais c'est trompeur. Il y a beaucoup d'analyses scientifiques derrière."

Pas plus d'une question affichée à la fois

Par exemple, le logiciel fait en sorte qu'il n'y ait qu'une question visible à la fois à tout moment, car des études en psychologies menées par les deux chercheurs ont confirmé qu'au-delà, les consommateurs avaient la sensation d'être interrogés de manière excessive. Les résultats semblent encourageants car selon les scientifiques, le taux de réponse des utilisateurs est supérieur de 30% avec cette méthode par rapport aux moyens classiques. Par un effet de ricochet, si plus de données sur la satisfaction des clients sont accessibles, les entreprises et propriétaires des sites pourront plus simplement modifier les faiblesses entrevues par les consommateurs et ainsi les fidéliser plus durablement.