L’idée de fixer un prix au hasard dans le e-commerce est relancée par une startup espagnole. Le système a de quoi intriguer et pose en effet de nombreuses questions.

Laisser le hasard décider du prix, nouvelle arme du e-commerce ?

La tarification dynamique a suffisamment été dénoncée sur le net pour inspirer certains. Originaire de Barcelone, PayRandom propose un module de e-commerce pour fixer un prix selon le hasard complet. La différence avec la tarification dynamique mise en place par certains sites de e-commerce tient à ce que cette fois-ci le hasard est assumé et transparent. Concrètement, au moment de régler, le consommateur lancerait une roulette virtuelle pour déterminer ce qu’il va réellement payer.

Dans les faits un outil similaire créé par AheadWorks existait déjà depuis 2012. Peu connu, il proposait aux e-commerçants différentes solutions pour faire varier les prix selon des échelles qu’ils définissent eux-mêmes. Cela étant, le plugin semble avoir engendré de nombreux problèmes pour ses utilisateurs en termes de spams, de publicités envahissantes, voire de virus.

Créer un nouvel outil de ce type pouvait donc apparaître opportun. C’est sans doute ce qui a décidé les créateurs de PayRandom qui espèrent séduire les e-commerçants avec un outil qui instaure dans leur modèle une donnée rarement exploitée : le hasard.

Les commerçants fixent eux-mêmes les différents échelons de la roulette et l’outil leur donne le nombre de ventes nécessaires pour atteindre le prix moyen de sorte qu’ils évitent de vendre à perte. Mais le principal argument de la startup associée à Paypal se fonde sur l’idée d’attrait. La possibilité d’obtenir un produit gratuitement, même s’il s’agit d’une chance sur six, pourrait séduire de nombreux acheteurs. Cela pourrait même les fidéliser.

Or, même s’il peut attirer, le prix fixé par le hasard pose un autre problème. Un acheteurs qui se serait vu proposer les prix les plus élevés à plusieurs reprises ne pourrait qu’être méfiant vis-à-vis de ce système. Toute la question est donc de connaître à quel point les internautes font confiance aux sites de e-commerce. L’an dernier, l’IDATE montrait comment les Français restaient méfiants face à certains sites. Les e-commerçants devront donc peut-être rassurer avant de lancer un tel outil.

Rédigé par Guillaume Scifo