Le-Shop (http://www.leshop.ch) lancé en Suisse en avril 1998 est le premier supermarché accessible par Internet en Europe. Les produits commandés jusqu'à 16 h 30, stockés dans un entrepôt de la post...

Le-Shop (http://www.leshop.ch) lancé en Suisse en avril 1998 est le premier supermarché accessible par Internet en Europe. Les produits commandés jusqu'à 16 h 30, stockés dans un entrepôt de la poste suisse, sont livrés le lendemain par les facteurs dans tout le pays au prix unique de 9 F suisses (5,65 euros). Selon le directeur commercial, Christian Wanner, Le-Shop compte 7 000 clients enregistrés. 60 % du chiffre d'affaires est réalisé avec une clientèle d'habitués dépensant entre 500 et 800 F français (76,2 à 122 euros) par commande. Les fabricants de produits de grande consommation suivent avec intérêt l'expérience helvétique. En effet, tous s'interrogent sur l'avenir de la distribution via Internet. Les développeurs de Le-Shop ont négocié avec ces grandes groupes la mise à disposition sur leur supermarché virtuel d'un assortiment comparable à celui d'un supermarché classique. Le-Shop propose ainsi 2 500 produits auxquels se sont ajoutés les fruits et les légumes début février et bientôt les viandes et les poissons. Pour permettre au consommateur de sélectionner les produits qu'il achète régulièrement, Le-Shop propose un guide pour la première visite et un programme baptisé "mes produits" pour les suivantes. A chaque visite, le consommateur retrouve cette liste sur laquelle les achats effectués habituellement se retrouvent systématiquement. Selon ses besoins du moment, le consommateur l'augmente ou la diminue. Christian Wanner relève "nos études de marché montrent que les consommateurs apprécient cette approche. Les mères de famille soulignent que le coût de livraison est largement remboursé par l'absence d'achats impulsifs". Ce mode de personnalisation sert également de check-list "elle permet par exemple au mari qui fait ses coures électroniques de savoir instantanément quelle poudre pour bébé son épouse achète d'habitude". Toutefois, une partie de la clientèle préfère faire ses courses "en vrai" "c'est particulièrement le cas pour les mères de famille sans travail pour qui les courses participent au rôle social". (La Tribune - 04/03/1999)