Selon une enquête réalisée au début de l’été pour le compte de l’Association des maires des grandes villes (AMGVF) auprès de 354 maires, 90 % d’entre eux sont convaincus de l’importance des télécomm...

Selon une enquête réalisée au début de l’été pour le compte de l’Association des maires des grandes villes (AMGVF) auprès de 354 maires, 90 % d’entre eux sont convaincus de l’importance des télécommunications et du multimédia pour l’avenir de leur commune. Dans 89 % des cas, le responsable de la définition de la politique de la commune en la matière est le maire lui-même ou un adjoint. L’enquête présentée aujourd’hui à l’ouverture du congrès MultiMediaville qui se tient à Reims jusqu’au 1er octobre, révèle que l’information des citoyens arrive en tête, juste devant le développement économique. L’amélioration du fonctionnement administratif est la troisième préoccupation suivie par l’éducation, domaine dans lequel les maires veulent apporter le plus qu’ils peuvent. Les auteurs de l’enquête font toutefois remarquer “mais là, ils craignent de maîtriser qu’une petite partie du système et préfèrent probablement accorder une légère priorité à des domaines qui sont de leur plein ressort”.

L’enquête révèle également que 58 % des villes souhaitent demeurer clientes des services fournis par les opérateurs “et ne pas s’engager parmi les acteurs du marché des télécommunications”. Seules 6 % souhaiteraient devenir opérateurs de réseau. 17 % estiment toutefois devoir s’engager dans la construction d’infrastructures ou de réseaux inactivés.

Toutefois, une grande majorité des maires s’estime moyennement ou insuffisamment informée sur le nouveau cadre juridique de ces technologies. Souvent, ils regrettent de devoir travailler à vue “dans de très nombreux cas, les villes se demandent si ce ne sont pas plus les textes qui n’ont pas pris suffisamment en compte leurs problèmes spécifiques, qu’elles qui sont mal informés”. Les maires ont le sentiment de ne pas comprendre toujours les choix de l’Etat et de surtout se trouver face à des opérateurs bien mieux armés qu’eux pour discuter et négocier. (Les Echos - 29/09/1998)