Les réseaux sociaux ne seraient pas aussi rentables qu'ils pourraient l'être, selon le cabinet d'étude IDC. La réponse se trouverait du côté de la publicité en ligne, cependant, la nature même de ces sites serait répulsive pour les annonceurs...

Les réseaux sociaux ne seraient pas aussi rentables qu'ils pourraient l'être, selon le cabinet d'étude IDC. La réponse se trouverait du côté de la publicité en ligne, cependant, la nature même de ces sites serait répulsive pour les annonceurs.  
 
Le revenu généré par les réseaux sociaux en ligne n'est pas proportionné à l'attention médiatique qu'ils reçoivent, annonce IDC. Dans une étude intitulée Social Networking Services in the US - Popular, Yes, But How to Monetize Them, le cabinet d'analyse avance que les tenants des réseaux sociaux que sont MySpace, Facebook ou encore YouTube n'ont pas atteint leur plein potentiel publicitaire. D'après les estimations publiées, cette activité aurait généré un chiffre d'affaires d'environ 400 millions de dollars l'an passé, un résultat qui devrait être porté à plus d'un milliard cette année.
 
Monétiser l'offre des réseaux sociaux
 
Pour le cabinet d'étude, le manque à gagner trouverait son explication dans le fait que ces acteurs du réseau social online n'ont pas su monétiser leur offre. D'après l'étude, l'avenir de cette tendance du "contenu généré par l'utilisateur" passerait par des stratégies mêlant différents modèles économiques. La publicité online, la souscription et le e-commerce sont notamment cités comme sources de revenus bien que la publicité soit le seul canal à être potentiellement adaptable à ce type de service en ligne.
 
L'impossibilité d'attirer les annonceurs
 
Dans ce cadre, IDC souligne que certains réseaux sociaux ne seront jamais à même d'attirer les annonceurs à grande échelle. "Les réseaux sociaux ne peuvent pas garantir un environnement viable pour les marques. Les annonceurs ne souhaitent pas voir leurs annonces affichées sur la même page que certains contenus illicites par exemple", indique Karsten Weide, directeur du programme Digital Marketplace : Media and Entertainement. Et d'ajouter, "le dilemme des réseaux sociaux est que s'ils commencent à contrôler ce que les utilisateurs mettent en ligne, il perdront leur popularité, c'est-à-dire ce qui attire les annonceurs en premier lieu".        
(Atelier groupe BNP Paribas - 28/08/2007)