Pour parvenir à une popularisation de l'usage des outils sociaux pour le marketing, les entreprises doivent passer outre leurs réticences et leurs craintes, notamment celles relatives aux dépenses engendrées

Le marketing dit "social" encore en phase d'expérimentation ?

Malgré un engouement certain pour le marketing social, son usage n'est pas encore optimisé, et ne le sera pas avant 2013. C'est ce qu'affirment un grand nombre (37 %) des responsables Marque et conseillers en marketing interrogés à l'occasion d'une étude menée dans le cadre de la Pivot Conference par les organisateurs de celle-ci. Une étude qui démontre par ailleurs l'existence d'un certain nombre de freins à l'adoption de ces pratiques, qui accroissent les réticences des entreprises à s'impliquer pleinement dans le processus. Le critère financier constitue ainsi la première des préoccupations, et est cité comme un frein majeur par presque la moitié des personnes interrogées.

Un processus aux implications encore floues

Suivent de près le manque de clarté de ce type de dépenses (45 %), la difficulté à identifier précisément les revenus engendrés (40 %), ou encore l'absence généralisée de politique construite et coordonnée, qui soit adaptée à l'image de la marque que l'on cherche à promouvoir (41 %). Des résultats paradoxaux, puisque que l'écrasante majorité des sondés reconnaissent qu'avant de pouvoir réellement comprendre le fonctionnement du processus, il est nécessaire de l'expérimenter au maximum.

2013 année du social marketing, à condition de cerner les consommateurs

La combinaison de l'ensemble de ces facteurs pousse la plupart des acteurs du secteur à considérer 2012 comme une année d'expérimentation, et 2013 comme la date aux alentours de laquelle les usages du social marketing devraient exploser. Mais pour que cela puisse réellement se réaliser, encore faut-il que les marqueteurs prennent d'avantage conscience des aspirations des consommateurs. De fait, si plus des trois quarts d'entre eux affirment bien appréhender les envies et attentes du public, l'étude révèle qu'ils sont à peine un tiers à avoir mené une véritable étude sur le sujet auprès des intéressés eux-mêmes