Internet, et en particulier les médias sociaux, attirent de plus en plus les annonceurs. Alors qu'ils sont encore frileux à parier sur la publicité mobile.

Les nouveaux médias bien intégrés dans les budgets publicitaires

En France, Internet est désormais le troisième média le plus utilisé, avec un investissement brut de l'ordre de 3,3 milliards d'euros en 2010, estime une étude menée par IAB France et Kantar Media. Comme le souligne Jérôme de Labriffe, président de IAB France, "Internet représente ainsi près de 12,5% du marché français de la publicité*". Avant d'ajouter : "aujourd'hui les annonceurs intègrent clairement les nouveaux médias dans leurs budgets". En effet, près de 70 % des annonceurs sur la TV nationale faisaient également des publicités sur Internet en 2010 contre seulement une petite moitié en 2008. Le défi réside ainsi dans la stratégie des entreprises à positionner leur offre, leur marque et leur façon de rentrer en contact avec leurs clients.

Des stratégies encore hésitantes

En 2010, près de 5 000 annonceurs étaient présents sur la Toile, soit une augmentation de l'ordre de 2,6 % par rapport à l'année précédente. La France se place ainsi dans le peloton de tête en Europe après le Royaume-Uni mais avant l'Allemagne. "La tendance qui se dégage particulièrement est celle de la publicité sur les réseaux sociaux" explique Jérôme de Labriffe. Selon lui "il n'existe pas encore de business model clairement affiché". Il faut donc pour les marques s'adapter aux usages. Il semble pourtant que ce soit la vidéo qui soit le moyen le plus adapté pour communiquer, qu'elle soit directement postée sur un site ou bien intégrée dans du contenu.  Les consommateurs font une utilisation différente de ces outils sur leur téléphone ou sur leur mobile.

Le mobile à la traîne

En ce qui concerne la publicité sur le mobile "le marché est encore embryonnaire et représente entre 1 et 2% des investissements en publicité" souligne Jérôme de Labriffe. En effet, les annonceurs ont du mal à se lancer sur ce marché car les appareils et les applications sont tous différents selon qu'il s'agisse d'un iPhone, d'un Android ou encore d'un BlackBerry.  Il leur faut donc faire des arbitrages et le problème pour elles c'est que "l'on ne connaît pas le type de technologie qui sera leader demain" ajoute-t-il. Dans tous les cas ce qu'il faut retenir c'est que "les nouveaux médias donnent la possibilité aux marques de délivrer des messages complémentaires sur des canaux différents et de faire évoluer leur campagne plus facilement" conclut Jérôme de Labriffe.

Rédigé par Maxime Besson Vivenzi