On n’en aurait pas attendu moins de ce pamphlétaire impertinent qu’est Michael Moore. Le réalisateur de Fahrenheit 9/11, brûlot anti-Bush récompensé cette année par la Palme d’Or du festival...

On n’en aurait pas attendu moins de ce pamphlétaire impertinent qu’est Michael Moore. Le réalisateur de Fahrenheit 9/11, brûlot anti-Bush récompensé cette année par la Palme d’Or du festival filmique de Cannes, a déclaré qu’il n’était pas gêné par le téléchargement illégal de son film sur Internet.

« Je n’approuve pas les lois sur le copyright. Je gagne déjà assez bien ma vie, et j’ai fait ce film parce que je veux que le monde change. Plus nombreux seront ceux qui le voient et mieux c’est. Je suis donc heureux de le voir téléchargé ». Une limite bien normale à ce jugement : le téléchargement à but commercial et lucratif, jugé inacceptable par Michael Moore.

Le réalisateur serait même en train de réfléchir, avec la société qui distribue son film, à une distribution gratuite de son documentaire sur Internet. Fahrenheit 9/11, alors qu’il s’apprête à faire une entrée remarquée dans les salles françaises, a déjà été téléchargé des milliers de fois via des réseaux de P2P comme eMule ou BitTorrent.

Une chose est sûre : avec un discours pareil, Michael Moore ne devrait pas se faire que des amis dans le milieu de l’industrie musicale et filmique. Mais le réalisateur doit maintenant être habitué à compter nombre d’ennemis, et puis la polémique née autour du téléchargement de son dernier documentaire pourrait même lui donner des idées et l’inciter à aller fouiner du côté de cette industrie qui met les internautes derrière les barreaux.

(Atelier groupe BNP Paribas – 06/07/2004)