Avant de lancer une opération de vente sur un réseau social, il faut comprendre les mécanismes de fonctionnement de ses clients. Cela, afin de proposer une opération qui sera efficace.

Pour monétiser sa communauté, il faut bien la cerner

 

Les réseaux sociaux ne doivent pas uniquement permettre aux entreprises de soigner leur communication mais aussi de générer du revenu. Parmi les groupes qui jugent vraie cette assertion, on peut citer Le Parc Asterix : celui-ci a lancé en 2011 l’application d’achat groupé « Sortir entre amis », qui incite les utilisateurs à programmer un voyage collectif au prix dégressif par rapport au nombre de participants. Selon Maryline Lacaze, responsable Digital et Social Media du parc, et rencontrée à l’occasion du forum E-marketing 2012, qui se tient actuellement à Paris, l’offre aurait permis de vendre en moyenne neuf tickets contre cinq sur le site Internet qui la proposait également. L’idée est simple : un individu crée un voyage sur Facebook, invite des amis à y participer et leur propose plusieurs dates. Il gère ensuite son voyage en invitant d’autres personnes, en lançant des rappels ou en s’assurant que tous les invités valident leur présence. Une fois que tout le monde est d’accord, il ne reste plus qu’à régler la note sur le site du parc.

Une méthode adaptée aux besoins d’une communauté

En fait, ce qui est intéressant n’est finalement pas tant la méthode en soi que le fait qu’elle a été construite en fonction du profil des utilisateurs, et donc sur les réalités et les besoins d’une communauté. « Les personnes cherchant à effectuer un séjour au Parc Astérix y vont d’abord en groupe, ce qui donne de l’importance à l’influence des individus qui proposent ou participent », explique ainsi Maryline Lacaze. Et d’ajouter : « L’intérêt de l’initiative était du coup de pousser les gens à communiquer, à faire émerger une conversation sur une application ou un site ». Dès lors, Facebook semble donc être un outil idéal pour organiser une visite. Reste que du coup, évidemment, la méthode n’est pas transposable directement. Pour la responsable, « le Parc Astérix est naturellement communautaire. C’est une force pour le parc, il y a une communauté digitale et un lieu vivant où les gens viennent ».

Simplifier l’accès aux informations pour maximiser l’achat

A noter que pour poursuivre cette stratégie de monétisation, le parc n’a pas l’intention de proposer uniquement des opérations sur les réseaux sociaux. Mais de profiter de leur capacité à fédérer des communautés pour valoriser son propre site. Le but est ainsi de réintégrer tous les flux d’informations au même endroit sur celui-ci, y compris les avis des internautes. « Il ne s’agit pas de créer une communauté concurrente à celle qui existe mais de rassembler les différents contenus des différents médias utilisés car les personnes qui consultent plusieurs médias peuvent retarder leur achat », explique Maryline Lacaze. Selon elle, voir qu’il existe de nombreux avis peut faire tomber directement les barrières à l’entrée, et augmenter le nombre d’achats directs ou le panier moyen. Du coup, pour encourager les individus à laisser un commentaire, quelque soit le site, le parc devrait organiser un jeu concours permettant de gagner une journée gratuite pour plusieurs personnes contre rédaction d’un avis sur le parc ou une attraction.