La plate-forme d'e-commerce et de m-commerce profite tant aux artistes qu'aux consommateurs. Un marché de médias et des récompenses en cash visant à permettre aux artistes de faire du marketing direct.

Monkeybars récompense les acteurs du terrain

 

Chaque jour, des amis partagent des vidéos et de la musique sur les réseaux sociaux, une promotion gratuite qui a donné lieu à de nombreux succès sur Internet, malgré un manque de reconnaissance de ces liens partagés. Pour les créateurs de contenu, même s'ils parviennent à attirer des visiteurs sur un site, les bénéfices sont minimes et peuvent facilement disparaître et les renvoyer à l'obscurité. C’est ce à quoi veut remédier Monkeybars, basé à Los Gatos : la startup a créé un espace de découverte, de promotion et de partage de contenu favorable tant aux membres des réseaux sociaux qu'aux créateurs. En effet, le but est de mettre en place un système de crowdsourcing de promotion des nouveaux artistes tout en récompensant les supporters de la première heure.

Les artistes et les consommateurs valorisent leurs propres réseaux sociaux

Monkeybars a créé une plate-forme d'e-commerce et de m-commerce sur laquelle les artistes peuvent monétiser et distribuer leur propre contenu, tout en ayant la possibilité de récompenser les fans qui l'achètent ou en font la promotion, par exemple par des liens ou des posts sur les réseaux sociaux. Plutôt que de récompenser les fans des artistes avec des cadeaux, des systèmes de points ou autres, Monkeybars leur propose du cash. « Avec l'arrivée de la distribution en ligne, les artistes musicaux et leurs managers entendent mettre à profit la souplesse de la distribution en ligne et la capacité des outils de réseaux sociaux pour créer une relation directe, et si possible durable, avec leurs vrais fans » déclarait Mike McGuire, vice president of research chez Gartner's Media Industry Advisory Services. Cette plate-forme permet de développer ce type de relations et de faire, des fans, des promoteurs crédibles au sein de leur réseau.

Remplacer les intermédiaires de la promotion par un programme de royalties

Dans le marché auquel s'attaque Monkeybars, tout le bénéfice va aux intermédiaires : les créateurs n'en retirent pas beaucoup, les utilisateurs rien du tout, mais c'est le label, l'agent ou le promoteur qui se font payer. Par contre, c'est la récupération de services gratuits, les réseaux sociaux existants, avec tous leurs utilisateurs, qui permet de faire la promotion. Les membres achètent de la musique, des vidéos, des objets d'art ou des livres (on ne parle pas encore de jeux) sur Monkeybars Market et sont récompensés par le Monkeybars Social Graph Royalty Program,  qui récompense les achats réalisés par les membres d'un réseau et des réseaux amis, jusqu'à 5 niveaux d'influence.