partir d’Internet. Les internautes avides de musique ont vite repéré une version du standard international de codage des données pour CD-ROM appelé MP3, abréviation de MPEG 1 Audio Layer 3. Le MP3 ...

partir d’Internet. Les internautes avides de musique ont vite repéré une version du standard international de codage des données pour CD-ROM appelé MP3, abréviation de MPEG 1 Audio Layer 3. Le MP3 compresse le son codé numériquement (comme sur les disques laser) réduisant sa taille jusqu’à douze fois, sans perte de qualité perceptible à l’oreille. Comme le raconte un adepte “en six mois, le phénomène est devenu énorme en France”. Des dizaines de milliers de personnes ont pris l’habitude aujourd’hui d’aller chercher le dernier tub qui les intéresse sur des sites web spécialisés ou d’échanger leurs propres fichiers MP3 avec d’autres fans à l’autre bout du monde. L’exercice est d’une simplicité enfantine. L’internaute se connecte sur l’un des nombreux sites proposant de chercher sur le Web les fameux fichiers MP3, tape sur son clavier le nom du chanteur souhaité, envoie sa requête et voit apparaître plusieurs dizaines de références. D’un seul clic de souris, le morceau convoité est téléchargé sur le disque dur. S’il possède un modem classique, une demi-heure suffit. Les plus chanceux disposant d’une ligne spécialisée à fort débit récupéreront la musique en quelques dizaines de secondes. Un logiciel spécifique comme Winamp peut jouer le fichier MP3, transformant l’ordinateur en juke-box. Si les internautes sont équipés d’un graveur de CD, ils peuvent convertir le fichier puisé sur Internet en piste classique et récupérer ainsi un disque audio utilisable sur tous les lecteurs habituels. Malgré les nombreuses protestations des professionnels de la musique et l’ombre du gendarme, le trafic prolifère. (Dossier de trois pages supplément multimédia Libération 23/10/1998)