Fabricants, fournisseurs d'accès à Internet, majors. Depuis quelques mois, ils sont nombreux à investir le secteur du téléchargement de musique en ligne, jusqu'ici dominé à 70% par le magasin...

Fabricants, fournisseurs d'accès à Internet, majors. Depuis quelques mois, ils sont nombreux à investir le secteur du téléchargement de musique en ligne, jusqu'ici dominé à 70% par le magasin iTunes d'Apple. Un nouveau rival se dresse aujourd'hui : MySpace. Particularité de ce site? Il est selon Hitwise le plus visité par les jeunes américains (100 millions de visites par jour). Sa stratégie? Miser sur la musique produite par les indépendants.
 
D'ici la fin de l'année, ce sont près de 3 millions de titres n'appartenant pas au catalogue des majors qui seront proposés. Ceux-ci seront cédés d'une manière originale : les chansons seront vendues directement sur les pages que les artistes possèdent sur MySpace, ainsi que sur celles des fans. Le prix des titres sera fixé par leurs propriétaires et une commission sera versée au site.
 
Autre fait notable: les titres, au format MP3, ne seront pas protégés par un système de DRM, et pourront donc être transférés sur la plupart des baladeurs numériques, iPod compris!
 
L'opportunité est intéressante pour les groupes indépendants et pour les utilisateurs. La plate-forme communautaire semble l'avoir compris, et n'a pas l'ambition modeste. Chris DeWolfe, l'un des co-fondateurs de MySpace a en effet déclaré à Reuters que "l'objectif est d'être l'un des plus gros magasins de musique en ligne existant actuellement sur le marché".
 
A terme, le site souhaite rajouter à son catalogue des chansons des grandes maisons de disques protégées par copyright. Celles-ci, pour le moment, ne sont disponibles qu'à l'écoute. Il semble cependant peu plausible que les majors cèdent leurs titres sans protection des droits de copie. Y aura-t-il alors une entorse au système DRM ? A voir...
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 04/09/2006)