Que tout cela est vilain ! Et peu digne, pour des dirigeants qui gouvernent les grands noms de l'informatique. L'histoire est pourtant bien réelle. Il y a de cela quelques semaines, Napster...

Que tout cela est vilain ! Et peu digne, pour des dirigeants qui gouvernent les grands noms de l'informatique. L'histoire est pourtant bien réelle. Il y a de cela quelques semaines, Napster lançait une nouvelle offre de téléchargement légal sur sa plate-forme : moyennant un abonnement de 15 dollars par mois, les internautes peuvent télécharger sans limite des morceaux, puis les écouter tant que dure l'abonnement. Si celui-ci cesse, les morceaux ne sont plus lisibles...

Sauf que depuis quelques temps, Internet colporte une information selon laquelle le système de Napster, baptisé "Napster To Go", serait extrêmement facile à "craquer" : il suffit en effet aux internautes de copier les fichiers téléchargés sur leur carte son, pour ensuite les graver sur CD. A ce stade, les Digital Rights Management bloquant les morceaux s'annihilent...

La nouvelle de cette faille a largement été reprise. Elle a même été exploitée par Steve Jobs, le patron d'Apple. Selon le quotidien L.A. Times, celui-ci aurait envoyé aux grands patrons des maisons de disque des courriers électroniques les informant de la faille sur Napster To Go. Dans le corps du message, Steve Jobs les invitait même à visiter un site Internet expliquant tout le processus pour craquer Napster To Go.

En réponse à cette offensive, le PDG de Napster Chris Gorog a renvoyé un message aux destinataires de Steve Jobs pour faire valoir que le détournement de Napster To Go requérait énormément de temps, et qu'il ne connaîtrait donc pas un grand succès : il faut en effet écouter en entier chaque morceau pendant la copie...

Si quelqu'un remarque une faille sur un autre service, qu'il en fasse part à Steve Jobs : l'information ne sortira pas d'Internet, c'est assuré...

(Atelier groupe BNP Paribas - 22/02/2005)