au civisme des Japonais. Créée depuis 1925, elle est uniquement financée selon le bon vouloir des Japonais. La redevance télévisée mensuelle de 70 F pour l'accès aux chaînes hertziennes et de 125 ...

au civisme des Japonais. Créée depuis 1925, elle est uniquement financée selon le bon vouloir des Japonais. La redevance télévisée mensuelle de 70 F pour l'accès aux chaînes hertziennes et de 125 F pour les chaînes par satellite n'est acquittée que par 36,2 millions de foyers sur les 44 millions que compte l'archipel. En effet, aucune contrainte légale ne peut obliger les Japonais à s'acquitter de cette redevance. Ne bénéficiant d'aucun soutien publicitaire, NHK ne reçoit non plus aucun subside du gouvernement. Toutefois, c'est le premier ministre qui nomme les douze membres du conseil d'administration chargé de désigner le président. En 1997, 13 % du budget total de 3,05 milliards de F ont été dépensés pour collecter la redevance en faisant notamment du porte-à-porte. Selon Nosomo Yoshida de Dentsu Soken "si un tel système existait en France, il y aurait au maximum 10 % de foyers qui paieraient". Depuis longtemps déjà, NHK s'est diversifiée dans la diffusion par satellite. Outre ses deux chaînes hertziennes dont l'une est dédiée aux programmes éducatifs, utilisée dans 95 % des écoles primaires japonaises, et ses cinquante-quatre stations régionales, elle a lancé deux chaînes accessibles par satellite dès 1989 : DBS1 axée sur l'information et le sport, et DBS2 qui diffuse des films, des grands documentaires et des concerts en stéréo. 11,2 millions de foyers y ont accès. Depuis 1994, seul a avoir opté pour la norme MUSE lors du démarrage de la télévision haute définition, le groupe diffuse un programme de télévision haute définition baptisé HiVision qualifié d'expérimental. Actuellement, on compte au Japon 550 000 récepteurs haute définition environ. La chaîne y ayant consacré depuis 1965 près de 1,5 milliard de F, son porte-parole indique "la haute définition reste l'un des investissements les plus coûteux qu'ait réalisés la NHK". Elle croit désormais à l'avenir des écrans plats dont la commercialisation vient de démarrer. Elle élabore également un nouveau programme de recherches afin de diffuser des programmes en haute définition, en trois dimensions, des services interactifs, de la réception mobile, des journaux électroniques sur écrans portables, un accès à Internet. Par contre, elle ne s'intéresse absolument pas au développement des bouquets numériques. (Le Monde - 12/03/1998)