contraint de renoncer à sa présence dans le numérique hertzien aux côtés de Carlton et de Granada, ne pert pas au change (voir la revue de presse du 25 juin). Non seulement, il récupère son investis...

contraint de renoncer à sa présence dans le numérique hertzien aux côtés de Carlton et de Granada, ne pert pas au change (voir la revue de presse du 25 juin). Non seulement, il récupère son investissement de départ, mais il a négocié le droit de rester fournisseur de chaînes et de programmes du nouveau bouquet qui devrait compter quinze chaînes. Ainsi, on trouvera en bonne place dans l'offre de BDB accessible avant juillet 1998, Sky Movie, Sky Sport et Sky One. De plus, Murdoch conserve en Grande-Bretagne le monopole des décodeurs. Un quart des foyers souscrivant déjà au câble et au satellite et le hertzien gratuit restant le mode télévisuel préféré des britanniques, Murdoch réduit ses risques financiers évalués à 300 millions de livres. En effet, la redevance de 90 livres et les 200 livres demandés pour l'acquisition du décodeur du numérique hertzien risquent de peser lourd dans le choix des téléspectateurs. Désormais, Rupert Murdoch peut se consacrer au numérique satellitaire et à la fourniture de programmes. Leader du télé-achat et de la télévision de service interactive, Murdoch va pouvoir renforcer ce nouveau pôle situé à la jointure entre l'ordinateur et la télévision classique. Pour un investissement de 2,5 milliards de F, le lancement d'un bouquet numérique satellitaire de 200 chaînes en partenariat avec BT et Matshushita Electrics est d'ores et déjà prévu. Les 75 millions de livres (728 millions de F environ) récupérés de BDB sont donc les bienvenus. Contrairement au numérique hertzien, cette fois-ci, Murdoch ne se heurtera pas aux règles de la concurrence outre-Manche. (Le Figaro - 26/06/1997)