Le voyagiste Opodo s'est aussi lancé dans une politique d’acquisition, avec l’achat coup sur coup de Quest Travel (éditeur de Promovacances) et du Français Karavel. Pourtant, il devra batailler...

Le voyagiste Opodo s'est aussi lancé dans une politique d'acquisition, avec l'achat coup sur coup de Quest Travel (éditeur de Promovacances) et du Français Karavel. Pourtant, il devra batailler pour défendre son pré carré européen. Certes, étant présent aujourd'hui en France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, dans les pays scandinaves, et depuis mai en Espagne, Opodo s'impose comme « une marque européenne, surtout depuis qu'Amadeus est devenu notre actionnaire majoritaire », précise à « L'Atelier » Petra Friedmann, directrice générale d'Opodo France.

De fait, le GDS Amadeus acquérait le 15 juin 2004 55 % des actions d'Opodo, en injectant 62 millions d'euros. Une part portée à 74 % depuis mars 2005. Ce qui assure à Opodo, dans la foulée, une stratégie de commerce électronique plus affirmée.

Mais Opodo devra développer encore son offre. Face au concept européen classique du séjour forfait « tout compris » (que propose Promovacances), les opérateurs américains ont importé le « package dynamique » (forfait à la carte). Au grand bonheur des internautes malins, qui savent composer eux-mêmes leurs vacances sur mesure, en butinant sur la Toile des vols et hôtels au meilleur prix.

« Le package dynamique est une révolution possible seulement sur le Net. Mais il ne fait que reprendre le modèle du package traditionnel qui existait déjà pour les courts séjours », réplique Petra Friedman. En tous cas, Opodo va bientôt lancer des produits « d'amélioration des recherches ». Et « n'exclut pas » de débroussailler un jour le champ prometteur du tourisme éthique.

Capucine Cousin, pour l'Atelier BNP Paribas

(Atelier groupe BNP Paribas - 03/06/2005)