Les maisons de disque aurait-elles tort de vouloir en finir avec le peer-to-peer (P2P) ? Une étude du Centre Berkman de la faculté de droit de Harvard et du cabinet d'études Gartner montre que la...

Les maisons de disque aurait-elles tort de vouloir en finir avec le peer-to-peer (P2P) ? Une étude du Centre Berkman de la faculté de droit de Harvard et du cabinet d'études Gartner montre que la possibilité de partager ses musiques est un critère très important dans le choix d'un service de musique en ligne.

Un quart des internautes interrogés choisissent leur service selon ce critère. L'étude a été menée auprès de 475 internautes qui utilisent ce genre de services régulièrement. Un sondé sur dix explique qu'il achète de la musique parce qu'on la lui a conseillée. Encore plus important, un tiers des sondés seraient intéressés par un service de musique en ligne qui permetterait de tester des morceaux et d'en recommander.

Les internautes sont prêts à payer pour de la musique mais pas uniquement pour un morceau. Pour ça, le P2P illégal leur convient. Non, ils sont prêts à payer pour un service qui apporte une valeur ajoutée, qui leur recommande des musiques en fonction de leurs goûts musicaux, qui leur fasse découvrir de nouveaux artistes.

Au lieu de s'acharner à faire fermer symboliquement des réseaux de P2P qui continuent à être utilisés, les maisons de disque devrait s'engouffrer dans le créneau de la recommandation qui apporte à l'utilisateur quelque chose en plus..

D'autre part, un sondage Médiamétrie dont les résultats ont été révélés par la Spedidam, montre que 75,6 % des personnes interrogées sont pour la mise en place d'une "licence globale". Payer cette redevance permettrait d'accéder librement au réseau de P2P. 44 % des personnes interrogées téléchargent pour découvrir et tester les oeuvres.

Tant que les services légaux permettront à l'internaute d'obtenir en payant ce qu'il peut obtenir gratuitement, le problème ne sera pas résolu. L'étude montre que les internautes voudraient partager des vidéos et des titres. Le P2P est bien la solution d'avenir mais il faut en faire une offre légale à forte valeur ajoutée.

(Atelier groupe BNP Paribas - 15/12/05)