Le cabinet canadien AssetMetrix vient de publier une étude qui devrait faire réagir les membres de la Recording Industry Association of America (RIAA), qui représente les principales majors. Des ...

Le cabinet canadien AssetMetrix vient de publier une étude qui devrait faire réagir les membres de la Recording Industry Association of America (RIAA), qui représente les principales majors. Des logiciels d’échange de fichiers, comme Kazaa ou Morpheus, seraient installés dans 77 % des entreprises de 10 à 45 000 employés. Pire pour l’industrie phonographique, ce taux s’élève à 100 % pour les entreprises de plus de 100 employés ! Les grandes entreprises vont devoir prendre rapidement des mesures, la RIAA étant de plus en plus enclin à poursuivre les utilisateurs des logiciels peer-to-peer (P2P).

L’association vient d’ailleurs de hausser le ton contre les fournisseurs d’accès à Internet (FAI), les sommant de révéler les noms et coordonnées de plusieurs abonnés qui auraient laissé leur PC en libre-accès après avoir téléchargé un grand nombre de fichiers musicaux. Après sa victoire face au FAI américain Verizon, obligé de révéler l’identité de deux de ces clients, la RIAA compte attaquer en justice un grand nombre d’internautes ayant abusé des sites Internet de téléchargement.

De son côté, le géant allemand des médias Bertelsmann n’est pas exempt de soucis judiciaires. Il vient de réclamer l’annulation de trois procédures déposées contre lui pour avoir financé, à hauteur de 100 millions de dollars, le service d’échange de fichiers Napster en 2000 et en 2001. Universal Music, EMI et quelques autres maisons de disque accusent donc Bertelsmann d’avoir violé la loi sur le droit d’auteur et réclament 17 milliards de dollars pour les dommages subis par l’industrie du disque.

Si la RIAA s’active, les autorités françaises ne sont pas en reste. La gendarmerie vient de démanteler un réseau d’échange illégal de films contrefaits. 110 personnes ont été arrêtés dans toute la France et 36 000 copies de films ont été saisies, dont la valeur totale approcherait le million d’euros. Les internautes interpellés risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.

(Atelier groupe BNP Paribas – 22/07/2003)