D’aucuns auront peut-être remarqué la dernière campagne télévisée du groupe Kodak : celle-ci insiste sur l’importance de faire développer ses photos, de les classer dans des albums, de les...

D’aucuns auront peut-être remarqué la dernière campagne télévisée du groupe Kodak : celle-ci insiste sur l’importance de faire développer ses photos, de les classer dans des albums, de les glisser dans son portefeuille ou encore de les encadrer pour mieux en profiter.

La publicité dont il s’agit présente ensuite une nouvelle solution de développement photo, qui s’effectue directement sur des bornes automatiques et permet de repartir avec ses clichés, stockés sur son appareil photo numérique ou sur son téléphone portable, en version papier.

Pas étonnant que le géant du développement s’accroche à la photo papier : malgré ses efforts, Kodak doit se résoudre à fermer cinq laboratoires d’ici décembre. Au total, ce sont 400 emplois qui sont menacés.

Malheureusement pour eux, ce tournant semble inexorable : le numérique est en train de voler la vedette à l’argentique. Désormais, 18 % des foyers sont équipés d’un appareil photo numérique. Et au premier semestre 2004, sur six appareils photo vendus en France, un seulement était un appareil argentique.

Première conséquence : la baisse du développement papier et la dégringolade des ventes de pellicules. A l’heure qu’il est, seuls 30 % des utilisateurs d’appareils photo numériques font développer leurs photos numériques. Et encore : 23 % le font sur leur imprimante couleur à domicile et 7 % dans de vrais laboratoires professionnels.

Reste à espérer que les français adopteront la même attitude que les early adopters de la technologie numérique, comme les Anglo-saxons, qui peut-être par nostalgie se remettent petit à petit au tirage papier.

(Atelier groupe BNP Paribas – 13/09/2004)