compensation vient d'être signé par le bouquet numérique de Rupert Murdoch avec Carlton et Granada en échange de son retrait du Consortium British Digital Broadcasting. En contrepartie de son retrai...

compensation vient d'être signé par le bouquet numérique de Rupert Murdoch avec Carlton et Granada en échange de son retrait du Consortium British Digital Broadcasting. En contrepartie de son retrait souhaité par l'Independant Television Commission (ITC), BSkyB a reçu 75 millions de livres. Par ailleurs, non seulement Sam Chisholm, l'artisan de la réussite du bouquet, a annoncé son départ pour la fin de l'année, mais David Chance le directeur général adjoint vient également de présenter sa démission. Ces départs laissent perplexes les investisseurs craignant que leurs successeurs ne soient pas à la hauteur. Pour créer British Digital Broadcasting, en vue d'obtenir une licence d'exploitation d'un réseau de télévision numérique hertzienne, BSkyB avait, en janvier dernier (voir la revue de presse du 2 février dernier), conclu une alliance avec Carlton Communication, première chaîne commerciale privée, et Granada, le plus important producteur de programmes en Grande-bretagne. Pour des raisons de distorsion de concurrence, l'ITC, autorité de tutelle de l'audiovisuel britannique appelée à choisir entre cette candidature et celle de Digital Television Network, a demandé avec succès à BSkyB de se retirer du tour de table de BDB. Elle vient donc d'attribuer à BDB l'exploitation des 3 licences dans le numérique hertzien . La diffusion numérique terrestre, de meilleure qualité d'image et de son, va obliger le téléspectateur à s'équiper d'une antenne et d'un décodeur dont le coût devrait avoisiner les 2 000 F. Sur les six licences disponibles, une a été attribuée d'office à la BBC, ITV et Channel 4 vont se partager un multiplexe, une troisième licecse associera Channel 5 et S4C diffusée au pays de Galle. Avec 3 multiplexes, Granada et Carlton se taillent la part du lion. Contrôlant notamment des chaînes régionales et réalisant de nombreuses productions, les deux groupes sont déjà bien implantés dans le paysage audiovisuel britannique. En contrepartie, ils vont devoir assurer techniquement et qualitativement un service de qualité. S'étant engagés à investir dans l'opération 300 millions (2,9 milliards de F), ils souhaitent être rentables dans cinq ans. Le lancement de cette opération est prévu au second semestre de 1998. Une quinzaine de chaînes dont certaines entièrement nouvelles comme Carlton Films, Granada Sports Club et les produits de l'association BBC-Flextech sont promises. Sky Sports et Movie Channel étant comprises dans le bouquet de BDB, BSkyB n'est pas totalement écarté. De plus, des "discussions avancées" sont en cours entre BDB et British Interactive Broadcasting, société commune créée par BT, BSkyB, Midland Bank et Matsushita, pour offrir à partir de l'été 1998 des services numériques interactives. (La Tribune - Les Echos des 24 et 25/06/1997 - La lettre de l'Audiovisuel et du Multimédia - 25/06/1997))