Pour les internautes confirmés, cela fait plus de 18 mois que les ''pop-up'' n'existent plus. Mais aujourd'hui, entre 50 et 60 % des internautes américains sont équipés de ''pop-up blocker''...

Pour les internautes confirmés, cela fait plus de 18 mois que les "pop-up" n'existent plus. Mais aujourd'hui, entre 50 et 60 % des internautes américains sont équipés de "pop-up blocker", ces outils qui transforment discrètement votre interface de navigation Web en tableau de bord d'avion de chasse : 45 861 pop-up descendus, 12 402 pop-up bloqués avant leur envol !…
La jouissance d'une navigation épurée n'est donc plus réservée aux happy few. Après le lancement par Google d'une barre de recherche couplée à un anti "pop-up", Yahoo! et MSN se sont alignés. Et Microsoft a intégré cette fonction dans sa nouvelle version de Windows XP (SP2) distribuée à quelques 40 millions d'utilisateurs. Sans parler du système de blocage du navigateur Firefox... Adieu "pop-up", donc ?
Pas complètement. Ces "fenêtres surgissantes", comme on les nomme au Québec, sont en train de renaître sous une nouvelle forme plus tranquille et un peu plus polie : les "flotteurs" ("floaters" in english). Kesako ? Une forme de publicité en Rich Media qui peut par exemple revêtir l'allure d'une paisible bannière animée, mais qui se met à émettre du son, voire de la vidéo, lorsque votre curseur se déplace sur ou prêt de lui.
Le plus souvent, ces "flotteurs" ressemblent en fait davantage à des "ascenseurs" qui se déplacent très lentement de haut en bas, ou parfois de gauche à droite, sur une page Web. Des sortes de "pop-up" sous valium. Et plus polis : lorsque l'on clique sur la croix pour les fermer, ils disparaissent presque toujours, sans vous emmener sur une page publicitaire. Seul hic, ces nouveaux formats sont aujourd'hui impossibles à bloquer !
Les annonceurs américains ont déjà pris le mouvement : entre décembre 2003 et décembre 2004, selon Nielsen/NetRatings, le volume des pop-up sur le web a baissé de 41 %, tandis que celui des "flotteurs" a crû de 32 % !... Les causes d'un tel reversement ?
La résistance des "flotteurs" aux outils bloquants, le développement du Rich Media (et plus particulièrement la vidéo), et l'efficacité toujours présumée de ces publicités qui gigotent ! En effet, les études montrent que les formats statiques sont cliqués à 0,5 %, contre des fourchettes comprises entre 3 et 5 % pour les pop-up et les flotteurs. L'histoire ne dit pas si ces clics sont des clics de curiosité ou des clics d'erreur… ce qui est revanche certains, c'est que d'après une récente enquête menée par Dynamic Logic, 80 % des internautes américains ont une image "très négative" des "pop-up".