Arianespace vient de mettre sur orbite AfriStar, le premier satellite de radiodiffusion numérique pour le continent africain. AfriStar était accompagné de GES, un satellite destiné à renforcer la co...

Arianespace vient de mettre sur orbite AfriStar, le premier satellite de radiodiffusion numérique pour le continent africain. AfriStar était accompagné de GES, un satellite destiné à renforcer la couverture des Etats-Unis en matière de télévision directe. Fabriqué par Matra Marconi Space dans le cadre d’un contrat avec Alcatel, AfriStar fournira à l’Afrique une soixantaine de programmes de radiodiffusion numérique directe et des programmes multimédias. Suivront ensuite le lancement d’AsiaStar mi-99, puis celui d’AmeriStar à la fin de l’année prochaine. L’ensemble du système vise une cible potentielle de 4,8 milliards d’auditeurs répartis en Afrique, au Proche-Orient , en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Selon le président de WorlSpace, Noah Samara, ce projet devrait non seulement créer un modèle économique rapidement profitable, mais également jouer un rôle social et éducatif pour les populations des pays émergents “dans les pays industrialisés, il existe une station de radio pour 30 000 habitants. Dans les pays en voie de développement, il n’y a qu’une station pour 2 millions d’habitants”.

Ce nouveau type de service offrira des programmes variés avec la qualité du numérique et des services multimédias complémentaires. Le prix élevé des récepteurs spécifiques nécessaires pour recevoir ces programmes (200 à 300 dollars) pourrait toutefois constituer un frein au succès de WorldSpace “Nous faisons notre possible pour réduire le coût des récepteurs. Leur prix actuel les rend cependant déjà accessibles à 300 millions de foyers dans la zone de couverture, mais il est certain que ce prix va rapidement baisser grâce aux économies d’échelle dès lors que nous aurons passé le cap du million d’appareils”.

Quatre fabricants japonais, Matsushita, JVC, Sanyo et Hichachi ont d’ores et déjà décidé de se lancer dans la construction des récepteurs disponibles dès le premier trimestre 1999. (Les Echos 30/10/1998)