Les organisateurs de la seconde Fête de l'Internet qui s'étend cette année à l'Europe avec Internet Fiesta règlent leurs comptes via le Web. En effet, les deux sites se disputent le leadership de ce...

Les organisateurs de la seconde Fête de l'Internet qui s'étend cette année à l'Europe avec Internet Fiesta règlent leurs comptes via le Web. En effet, les deux sites se disputent le leadership de ces trois jours d'initiatives. A tel point que l'Association pour la Fête de l'Internet (AFI) a intenté un procès afin de récupérer le nom de domaine "fete-internet.fr" "volé" par une des associations "virée" de l'AFI. Tous sont toutefois d'accord sur le constat "lamentable", "désespérant", "ridicule". Après le succès remporté par la première édition de la Fête de l'Internet en 1998, l'Initiative pour la Fête de l'Internet (IFI) (regroupement de 11 associations) commence à réfléchir à l'édition 1999. L'Etat accepte de soutenir financièrement cette fête à hauteur d'un million de F, à condition d'avoir une association représentant toutes les autres comme interlocuteur. L'AFI naît en octobre. Les problèmes débutent alors. Bruno Oudet (président de l'Isoc France) et Jean-Michel Billaut (Club de l'Arche) prennent la tête de l'AFI. Pierre Faure, le président de l'Afuu est nommé vice-président. Comme en 1998, l'Afuu crée le site de la fête. Pour justifier sa décision de demander un audit, Bruno Oudet indique "le succès est monté à la tête de quelques-uns ; le site avait du retard, on s'inquiétait". L'audit concluant que le site n'est "pas professionnel", l'Afuu crie à l'illégalité. Un appel d'offres ayant été voté pour élaborer un autre site, l'Afuu démissionne. Herve Le Cornec de l'Afuu se défend "ils veulent s'approprier l'Internet. La révolution numérique aura aussi ses guillotinés virtuels". Se retrouvant sans site à un mois de la fête, l'AFI attaque l'Afuu pour récupérer le nom de domaine accordé par l'Afnic jusqu'en avril 1999. La demande de l'Afi est rejetée par le tribunal de grande instance jeudi 25 février en référé. Les internautes ont donc deux sites concurrents pour une seule fête. Appelé à servir de médiateur, l'Etat précise "on ne se mêle pas de querelles de personnes". (Site officiel : http://www.fete-internet.asso.fr - site de l'Afuu http://www.fete-internet.fr - site gouvernemental répertoriant les actions publiques http://www.internet.gouv.fr/fete-internet99/frame-home.html - site européen : http://www.internet-fiesta.org (Libération - 05/03/1999)