CDnow et N2K fusionnent. Pour conserver leur leadership sur ce marché naissant, mais très convoité, les deux “cyberdisquaires” américains CDnow et N2K, pionniers du commerce de CD en ligne sur le N...

CDnow et N2K fusionnent. Pour conserver leur leadership sur ce marché naissant, mais très convoité, les deux “cyberdisquaires” américains CDnow et N2K, pionniers du commerce de CD en ligne sur le Net, viennent d’annoncer leur prochaine fusion. CDnow, fondé en 1994, a pratiquement inventé le métier de “cyberdisquaire”, suivi dès l’année suivante par la société N2K. En quatre ans, CDnow et N2K comptent respectivement 700 000 et 300 000 clients.

Pour le premier semestre 1998, CDnow, basé à Jenkinton en Pennsylvanie, annonce un chiffre d’affaires de 21,6 millions de dollars (5,5 millions pour la même période de 1997). Sur la même période, le chiffre d’affaires de la société new-yorkaise N2K est passé de 2,9 millions de dollars à 17,1 millions de dollars. Bien que toutes deux soient encore déficitaires (18 millions de dollars de pertes pour CDnow et 30 millions pour N2K au 30 juin), Wall Street croit en leur avenir.

Sur un marché global de la musique estimé en fin d’année à 38 milliards de dollars, les ventes de disques sur Internet devraient avoisiner les 100 millions de dollars. Les spécialistes tablent sur des ventes en ligne en 2001 de 1,8 milliard de dollars. D’ici là, des géants de la distribution musicale comme Virgin Megastore ou la FNAC auront sûrement investi massivement dans ce nouveau métier. Nul doute que lorsque la technologie permettra de télécharger rapidement un disque sur le Web, le métier de “cyberdisquaire” prendra son véritable essor. Dans des délais assez brefs, les nouveaux modems et l’extension des réseaux à haut débit devraient permettre un téléchargement en cinq minutes, contre près d’une heure aujourd’hui. (Les Echos 14/10/1998)